Le gouvernement Bayrou suscite la colère des militants LGBT+
Une composition controversée qui ravive les inquiétudes
Quelques heures avant les célébrations de fin d’année, François Bayrou a dévoilé la composition de son gouvernement. Malgré la censure de l’équipe précédente dirigée par Michel Barnier, le Premier ministre a choisi de conserver la moitié de ses ministres. Le reste de l’exécutif est constitué de figures politiques des précédents quinquennats, telles que Manuel Valls, nommé ministre des Outre-mer, et l’ancienne Première ministre Élisabeth Borne.
Cette continuité, perçue comme une absence de renouvellement, a été critiquée par plusieurs associations. Homosexualités et Socialisme, dans un communiqué, a déploré : « Les ministres se recyclent, mais les réactionnaires sont toujours majoritaires. »
Des ministres au passé controversé sur les droits LGBT+
Parmi les ministres reconduits, Bruno Retailleau, maintenu au poste de Ministre de l’Intérieur, est particulièrement critiqué. Ses positions passées, notamment son opposition à l’interdiction des thérapies de conversion, au droit à l’IVG dans la Constitution et son soutien à une loi anti-trans, inquiètent les militants.
D’autres nominations ravivent également la colère. Catherine Vautrin, désormais à la tête du ministère regroupant le Travail, la Santé, les Solidarités et les Familles, ainsi que Gérald Darmanin, nouveau Garde des Sceaux, ont tous deux été des figures actives de la Manif pour Tous, un mouvement opposé au mariage pour tous. Sébastien Lecornu, nommé ministre des Armées, avait pour sa part déclaré à propos du mariage pour tous : « Le communautarisme gay m’exaspère autant que l’homophobie (…) Une famille se construit entre un homme et une femme. »
Les inquiétudes renforcées par des alliances jugées problématiques
La nomination d’Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations, ainsi que celle d’Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du Travail et de l’Emploi, a également suscité des critiques. Toutes deux ont été vues aux côtés de militantes anti-trans, telles que Dora Moutot et Marguerite Stern, ce qui a accentué les tensions avec les associations LGBT+.
Une opposition résolue à défendre les droits LGBT+
Face à ces choix gouvernementaux, l’Inter-LGBT, organisatrice de la Marche des Fiertés LGBT+ de Paris, a exprimé son pessimisme. Dans un communiqué, l’association a déclaré : « Nous n’attendons aucune avancée de nos droits avec ce gouvernement et nous nous battrons dans la rue et ailleurs pour nous faire entendre et lutter contre le RN qui gangrène tout ce que fait E. Macron, y compris nommer des ministres. »
Ce gouvernement, perçu par beaucoup comme une menace pour les droits des personnes LGBT+, semble augurer d’une mobilisation accrue des militants pour défendre leurs acquis et poursuivre la lutte pour l’égalité.
Source : https://www.komitid.fr/2024/12/26/le-gouvernement-bayrou-deplait-fortement-aux-militants-lgbt/
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