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Dora Moutot Condamnée Après Des Propos Jugés Transphobes Dans « Quelle Époque ! »

Dora Moutot condamnée propos transphobes
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Dora Moutot condamnée propos transphobes après des propos dans Quelle époque !

La militante anti-trans Dora Moutot a été reconnue coupable d’« injure publique envers un groupe de personnes en raison de leur identité de genre » par le tribunal judiciaire de Paris. Cette décision judiciaire relance le débat autour des discours transphobes dans les médias et de leurs conséquences sur les personnes concernées.

Le jugement, rendu le 20 mai, concerne des déclarations prononcées en 2022 dans l’émission Quelle époque ! sur France 2. Ce type d’affaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions autour des questions de genre et de représentation trans dans l’espace public, comme l’explique également notre analyse sur les débats autour des identités transgenres en France.

Des associations avaient engagé des poursuites

Après la diffusion de cette séquence, plusieurs associations, dont STOP homophobie, Mousse et Adheos, avaient engagé des poursuites afin de défendre les personnes transgenres visées par ces propos.

Les magistrats ont estimé que les déclarations de Dora Moutot assignaient les personnes trans à des stéréotypes portant atteinte à leur dignité. Selon le tribunal, les propos présentaient un caractère à la fois « outrageant », « généralisant » et « stigmatisant ».

Un échange tendu face à Marie Cau

Lors de l’émission diffusée le 15 octobre 2022, Marie Cau faisait face à Dora Moutot dans un débat consacré à une affiche du Planning Familial représentant un homme enceint, ainsi qu’aux questions de genre et de transidentité.

Au cours de cet échange particulièrement tendu, Dora Moutot avait affirmé que Marie Cau n’était pas une femme mais « une personne biologiquement mâle ». Elle avait également déclaré : « On est obligé de se méfier des personnes à pénis, en tant que femme. »

Lire aussi : Marie Cau et les pressions subies après son mandat de maire transgenre

Marie Cau avait immédiatement dénoncé un discours issu de la « fachosphère ». Présent sur le plateau, l’humoriste Jérémy Ferrari avait alors menacé de quitter l’émission si ces propos continuaient à être tenus. La séquence avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Une condamnation confirmée par le tribunal

Le tribunal a condamné Dora Moutot à une amende de 1 000 euros. Les juges ont considéré que ses déclarations relevaient bien de l’injure publique visant un groupe de personnes en raison de leur identité de genre.

Dans la continuité de nombreuses affaires liées aux discriminations visant les personnes trans, cette décision pourrait marquer une étape importante dans la reconnaissance judiciaire des violences verbales transphobes au sein de la sphère médiatique. Plusieurs sujets similaires sont régulièrement traités dans la catégorie Transgenre, qui revient sur l’actualité et les enjeux touchant les personnes trans et non binaires.

Marie Cau évoque un souvenir douloureux

Contactée après le jugement, Marie Cau a expliqué conserver « un souvenir douloureux » de cette confrontation télévisée. Elle estime que la production recherchait avant tout la polémique et le buzz autour de ce débat.

Selon elle, cette séquence s’inscrivait dans une logique de confrontation volontairement provocatrice. Elle a également affirmé que, depuis cette diffusion, les attaques personnelles à son encontre n’avaient jamais réellement cessé.

Dora Moutot annonce faire appel

Les avocats Claire Truffy et Étienne Deshoulières, représentants des associations plaignantes, ont salué une décision qui reconnaît clairement, selon eux, le caractère transphobe des propos poursuivis.

De son côté, Dora Moutot a annoncé son intention de faire appel de cette condamnation. Elle a également lancé une collecte de dons via PayPal afin de financer ses frais de justice.

Une autre procédure autour du livre Transmania

La militante est par ailleurs visée par une autre procédure engagée par SOS homophobie après la publication, en 2024, du livre Transmania. Plusieurs passages de l’ouvrage sont accusés d’incitation à la haine transphobe.

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