Suppression de Contenus LGBTQ NPS : le National Park Service accusé de censure
Disparition de références aux figures transgenres du site du NPS
Peu de temps après la suppression des mentions des personnes transgenres sur le site du Stonewall National Monument, le National Park Service (NPS) a effacé plusieurs pages consacrées à des figures historiques du mouvement LGBTQ. Parmi elles, Marsha P. Johnson et Sylvia Rivera, deux militants transgenres ayant joué un rôle clé lors des émeutes de Stonewall en 1969. Ce soulèvement, déclenché par un raid policier dans un bar gay de FGreenwich Village, a marqué un tournant majeur dans la lutte pour les droits LGBTQ. Bien qu’une photo de Johnson soit encore visible sur le site du NPS, toute référence à son engagement a disparu.
Une suppression progressive et incohérente de contenus LGBTQ
Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large du gouvernement fédéral visant à modifier ou à supprimer les ressources en ligne du NPS dédiées à l’histoire LGBTQ. Toutefois, ces suppressions apparaissent souvent incomplètes ou mal exécutées. Certaines pages, notamment une étude approfondie sur l’histoire LGBTQ aux États-Unis, sont devenues inaccessibles, tandis que d’autres restent fonctionnelles. De plus, l’acronyme LGBTQ a été partiellement amputé de ses lettres T et Q sur certaines pages, mais intact sur d’autres.
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Fermeture de plusieurs pages historiques LGBTQ
Plusieurs pages Web du NPS ont été entièrement supprimées, notamment celles consacrées à l’histoire gay de Philadelphie, à un bar LGBTQ afro-américain aujourd’hui fermé à Washington D.C., ainsi qu’à un prédicateur du XVIIIe siècle dont l’identité de genre semblait non conforme aux normes de son époque. Par ailleurs, une page abordant l’héritage de Pauli Murray, militante des droits civiques et prêtresse épiscopalienne, a été désactivée, bien qu’un lien vers sa maison natale reste disponible.

Réactions et dénonciations face à ces suppressions
Ces modifications ont suscité de vives réactions au sein des défenseurs du patrimoine historique. Alan Spears, directeur principal de la National Parks Conservation Association, a dénoncé ces actes dans un communiqué : « Ces tentatives de falsifier notre histoire créent un précédent inacceptable. L’histoire LGBTQ+ aux états unis et dans le monde est de l’histoire, point final. Elle doit rester représentée dans les parcs nationaux et sur le site Internet du National Park Service, afin que les gens du monde entier puissent en apprendre davantage auprès des meilleurs spécialistes de la préservation de l’histoire. »
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