Les autorités turques annulent une escale pour des motifs liés aux « valeurs morales »
Un navire de croisière accueillant principalement des voyageurs LGBT n’a pas été autorisé à faire escale à Istanbul, en Turquie. Les autorités locales ont justifié cette décision en estimant que les comportements des passagers étaient incompatibles avec les valeurs morales de la société turque. Cette interdiction a suscité la vive réaction de la compagnie Atlantis, spécialisée dans les croisières LGBT, qui affirme n’avoir jamais connu une telle situation depuis sa création il y a 36 ans.
Une croisière de dix jours contrainte de modifier son itinéraire
Le Lady Scarlet, qui transporte près de 2 000 passagers, dont environ la moitié sont de nationalité américaine, proposait une croisière de dix jours présentée comme une expérience dédiée au public gay. Le navire devait faire escale en Turquie le 7 juillet afin de permettre aux voyageurs de découvrir notamment Istanbul. Toutefois, les autorités turques ont finalement annulé cette étape, invoquant des comportements jugés contraires aux valeurs morales de la société.
Atlantis dénonce une décision discriminatoire
Le dirigeant de la compagnie Atlantis a vivement réagi à cette interdiction lors d’un entretien accordé à CNN. « C’est la première fois que notre compagnie est discriminée pour ce que nous sommes », a-t-il déclaré. Il a également rappelé que l’entreprise ne poursuit aucun objectif politique : « Nous ne sommes pas une organisation politique, et il est très inquiétant qu’un pays puisse choisir ses touristes en fonction de ce qu’ils sont », souligne-t-il.
La Crète et l’Égypte remplacent les escales turques
Face à cette décision, les organisateurs ont rapidement adapté le programme de la croisière. Les deux escales initialement prévues en Turquie ont été remplacées par des arrêts en Crète et en Égypte, afin de maintenir le déroulement du voyage pour les passagers.
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Un climat de plus en plus hostile envers les personnes LGBT
Si l’homosexualité demeure légale en Turquie, les autorités nationales et locales ont progressivement adopté, au cours de la dernière décennie, un discours de plus en plus critique à l’égard des personnes LGBT. Cette évolution est régulièrement dénoncée par les organisations de défense des droits humains, qui s’inquiètent de la dégradation du climat à l’égard de cette communauté.






