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Club Kid : Jordan Firstman réussit une tendre renaissance queer

Club Kid : Jordan Firstman réussit une tendre renaissance queer
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Un premier long-métrage remarqué à Cannes

Avec Club Kid, Jordan Firstman passe de figure montante de la scène américaine à cinéaste prometteur. Présenté au Festival de Cannes dans la section « Un certain regard », ce premier film séduit par sa douceur, son humour et son regard sensible sur la reconstruction d’un fêtard gay confronté à une paternité inattendue. Les amateurs de films LGBT devraient particulièrement apprécier cette œuvre touchante et moderne. Un vrai coup de cœur.

Jordan Firstman, du provocateur au réalisateur

Révélé ces dernières années pour ses provocations sur les réseaux sociaux et son parcours dans le divertissement, l’Américain de 34 ans s’est progressivement imposé comme acteur. Après son apparition marquante dans Rotting in the Sun, de Sebastián Silva, il a poursuivi avec des rôles dans des comédies comme English Teacher, Hacks ou I Love LA. Des personnages souvent excentriques, décalés et ouvertement gays.

Peter, un promoteur de soirées en perte de repères

Dans Club Kid, Jordan Firstman ne se contente pas de réaliser et d’écrire le film : il incarne aussi Peter, un organisateur de soirées gay dont la carrière décline sous l’effet d’une consommation excessive de drogues. Déjà à la dérive, le personnage voit son existence bouleversée lorsqu’il découvre qu’il est le père d’un garçon de huit ans, Arlo. L’enfant est né de la seule femme avec laquelle Peter ait eu une relation sexuelle, récemment morte par suicide.

Une comédie queer pleine d’émotion

Jordan Firstman signe une œuvre profondément queer, portée par une galerie de personnages LGBTQ+ et par un humour très contemporain. Le film amuse sans jamais effacer la fragilité de ses personnages. D’abord incapable d’accepter son nouveau rôle, Peter apprend peu à peu à se responsabiliser pour Arlo, un enfant sensible, intelligent et passionné de musique.

Se réinventer grâce à l’amour d’un enfant

L’une des scènes les plus touchantes du film montre Peter expliquer que cette rencontre lui a permis de « trouver le pourquoi » : une raison de continuer dans un monde qui ne l’a pas toujours épargné. À travers le regard admiratif de son fils, il découvre une nouvelle manière de s’aimer. Avec ce récit gay sur la réinvention de soi et la compassion, Jordan Firstman surprend avec grâce et confirme un réel potentiel de cinéaste.

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