Aller au contenu
Accueil » Liste des orientations LGBT : définitions et différences

Liste des orientations LGBT : définitions et différences

Liste des orientations LGBT
2.6/5 - (114 votes)

Liste des orientations LGBT

L’acronyme LGBT est souvent employé pour parler de la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre. Il réunit historiquement les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. Pourtant, ces quatre lettres ne désignent pas toutes la même chose : lesbianisme, homosexualité et bisexualité sont des orientations, tandis que la transidentité concerne l’identité de genre.

Avec le temps, l’acronyme s’est élargi pour devenir LGBTQIA+, afin de mieux représenter les personnes queer, intersexes, asexuelles, aromantiques, agenres ainsi que de nombreuses autres réalités. Notre article consacré au terme LGBT et à son évolution permet de mieux comprendre l’origine et la signification de ces différentes lettres.

Cette liste présente les principales orientations sexuelles et romantiques, mais aussi certaines étiquettes communautaires utilisées pour décrire la fréquence de l’attirance, les conditions dans lesquelles elle évolue ou la place accordée à la sexualité.

Elle distingue également les orientations des identités de genre, deux notions encore régulièrement confondues.

I Love You Colorful GIF - I Love You Colorful Greetings GIFs

Orientation sexuelle, orientation romantique et identité de genre

Avant de présenter les différentes orientations, il est important de distinguer trois notions.

L’orientation sexuelle

L’orientation sexuelle décrit les personnes envers lesquelles une attirance sexuelle peut être ressentie. Elle peut notamment être homosexuelle, bisexuelle, pansexuelle, hétérosexuelle ou asexuelle.

Une orientation ne permet pas de connaître les pratiques, les expériences passées ou la vie relationnelle d’une personne. Elle décrit avant tout une forme d’attirance.

L’orientation romantique

L’orientation romantique concerne l’attirance amoureuse ou romantique. Elle ne correspond pas toujours à l’orientation sexuelle.

Une personne peut, par exemple, être asexuelle et biromantique, ou ressentir une attirance sexuelle sans rechercher de relation amoureuse. Certaines personnes emploient également des termes plus précis pour décrire leur expérience romantique, comme demiromantique, aromantique, grayromantique ou lithromantique.

La frayromanticité décrit quant à elle une attirance romantique pouvant être plus présente envers une personne encore peu connue, puis diminuer lorsque la familiarité et la proximité émotionnelle se développent.

Une personne polyromantique peut ressentir une attirance romantique envers des personnes de plusieurs genres, sans que tous les genres soient nécessairement concernés. Cette orientation ne doit pas être confondue avec le polyamour, qui décrit un modèle relationnel permettant plusieurs relations consenties.

L’identité de genre

L’identité de genre correspond à la manière dont une personne se définit intérieurement par rapport au genre. Elle peut se reconnaître comme femme, homme, non binaire, agenre ou employer une autre identité.

L’identité de genre ne détermine pas l’orientation sexuelle. Une personne transgenre ou non binaire peut être hétérosexuelle, homosexuelle, bisexuelle, pansexuelle, asexuelle ou appartenir à toute autre orientation.

Pour approfondir cette distinction, consultez notre lexique LGBTQIA ainsi que notre liste des identités de genre.

L’homosexualité

L’homosexualité désigne une attirance sexuelle et éventuellement romantique envers des personnes du même genre.

Le mot peut notamment inclure :

  • les femmes lesbiennes, attirées par d’autres femmes ;
  • les hommes gays, attirés par d’autres hommes ;
  • certaines personnes non binaires qui choisissent d’utiliser les mots gay ou lesbienne pour décrire leur orientation.

Les personnes homosexuelles ont longtemps été confrontées à la criminalisation, à la pathologisation et à de nombreuses formes de discrimination. Malgré les progrès juridiques et sociaux accomplis dans différents pays, l’homophobie demeure une réalité dans la vie familiale, professionnelle, scolaire ou médicale.

L’orientation homosexuelle ne détermine ni la personnalité, ni l’expression de genre, ni la manière de vivre une relation. Deux personnes gays ou lesbiennes peuvent avoir des parcours très différents.

La bisexualité

La bisexualité désigne généralement une attirance envers plusieurs genres. Elle ne signifie pas obligatoirement être attiré de manière identique par les hommes et les femmes, ni ressentir une attirance permanente pour tous les genres.

Une personne bisexuelle peut :

  • ressentir une attirance différente selon les genres ;
  • avoir des préférences ;
  • connaître des variations au cours de sa vie ;
  • être attirée par des personnes non binaires ;
  • vivre avec un partenaire d’un genre précis sans cesser d’être bisexuelle.

Contrairement à une idée reçue, la bisexualité n’est pas nécessairement limitée à deux catégories strictement binaires. Le préfixe « bi- » peut notamment renvoyer à une attirance envers son propre genre et envers d’autres genres.

Une personne bisexuelle n’est ni indécise, ni obligatoirement attirée par tout le monde. Son orientation reste valide, quelle que soit son expérience relationnelle actuelle.

La pansexualité

La pansexualité décrit généralement une attirance qui peut apparaître indépendamment du genre de la personne.

Une personne pansexuelle peut être attirée par des femmes, des hommes, des personnes transgenres ou non binaires, sans que le genre constitue nécessairement un critère déterminant dans la naissance de cette attirance.

Bisexualité et pansexualité peuvent parfois se recouper. La principale différence tient souvent à la manière dont chaque personne décrit sa propre expérience :

  • une personne bisexuelle peut ressentir une attirance envers plusieurs genres ;
  • une personne pansexuelle peut considérer que le genre joue peu ou pas de rôle dans son attirance.

Il ne faut pas présenter la bisexualité comme une orientation obligatoirement binaire ou excluant les personnes transgenres. Les deux termes restent valides et leur utilisation dépend du ressenti personnel.

L’asexualité

L’asexualité est une orientation caractérisée par une absence ou une faible expérience de l’attirance sexuelle.

Une personne asexuelle peut :

  • ressentir une attirance romantique ;
  • tomber amoureuse ;
  • vivre en couple ;
  • apprécier certaines formes d’intimité ;
  • avoir ou ne pas avoir de rapports sexuels ;
  • posséder une libido sans ressentir d’attirance envers une personne précise.

L’asexualité ne signifie donc ni être incapable d’aimer, ni refuser automatiquement toute relation. Elle ne constitue pas non plus une maladie ou une conséquence obligatoire d’un traumatisme.

Notre article consacré à la définition d’une personne asexuelle présente plus en détail les différentes expériences appartenant au spectre asexuel.

La graysexualité

La graysexualité, également appelée greysexuality ou gray-asexualité, décrit une attirance sexuelle rare, faible, fluctuante ou présente uniquement dans certaines circonstances.

Une personne graysexuelle peut ressentir une attirance :

  • seulement quelques fois au cours de sa vie ;
  • avec une faible intensité ;
  • dans des situations très particulières ;
  • de manière suffisamment occasionnelle pour se reconnaître dans le spectre asexuel.

La graysexualité se situe ainsi dans une zone intermédiaire entre l’asexualité et une expérience plus fréquente de l’attirance sexuelle.

Elle ne doit pas être confondue avec une simple baisse temporaire de libido. La libido et l’attirance dirigée vers une personne sont deux notions différentes.

La fraysexualité

La fraysexualité appartient généralement au spectre asexuel. Elle décrit une attirance sexuelle qui peut être plus présente envers des personnes encore peu connues, puis diminuer à mesure que la familiarité et la proximité émotionnelle se développent.

Une personne fraysexuelle peut donc ressentir une attirance au début d’une rencontre tout en constatant que celle-ci devient moins intense lorsque la relation se renforce. Cette évolution ne signifie pas nécessairement que les sentiments amoureux, l’affection ou le désir de rester en couple disparaissent.

La fraysexualité se distingue notamment de la demisexualité, où l’attirance sexuelle peut au contraire apparaître après la création d’un lien émotionnel important.

Pour mieux comprendre cette orientation et ses différences avec la demisexualité, la graysexualité ou l’asexualité, consultez notre guide complet Fraysexuel : comprendre une attirance qui diminue avec le lien émotionnel.

La demisexualité

La demisexualité appartient généralement au spectre asexuel. Une personne demisexuelle ne ressent habituellement une attirance sexuelle qu’après la création d’un lien émotionnel significatif.

Cela ne signifie pas simplement qu’elle préfère attendre avant d’avoir une relation sexuelle. La demisexualité concerne l’apparition même de l’attirance, et non une décision morale ou comportementale.

Une personne demisexuelle peut créer une relation émotionnelle forte sans qu’une attirance sexuelle apparaisse automatiquement. Le lien affectif constitue une condition possible, mais il ne garantit pas la naissance de cette attirance.

La cassexualité

La cassexualité est une étiquette communautaire utilisée par certaines personnes qui accordent peu ou pas d’importance à leur sexualité ou à la manière dont leur orientation est définie.

Elle ne désigne pas nécessairement une absence d’attirance sexuelle. Une personne cassexuelle peut ressentir une attirance régulièrement, rarement ou pas du tout. Elle considère surtout que cette dimension occupe peu de place dans la construction de son identité.

Une personne peut être simultanément :

  • cassexuelle et bisexuelle ;
  • cassexuelle et pansexuelle ;
  • cassexuelle et homosexuelle ;
  • cassexuelle et hétérosexuelle ;
  • cassexuelle et asexuelle ;
  • cassexuelle et graysexuelle.

La cassexualité ne décrit donc pas forcément la fréquence de l’attirance. Elle concerne principalement l’importance accordée à la sexualité ou à l’étiquette d’orientation.

Androsexuel et gynesexuel

Certains termes décrivent l’attirance en se concentrant davantage sur le genre ou l’expression de genre des personnes attirantes que sur l’identité de la personne qui ressent cette attirance.

Une personne androsexuelle peut ressentir une attirance envers les hommes, la masculinité ou les expressions de genre masculines.

Une personne gynesexuelle peut ressentir une attirance envers les femmes, la féminité ou les expressions de genre féminines.

Ces définitions peuvent varier légèrement selon les personnes et les ressources communautaires. Ces mots sont notamment utilisés lorsque les termes hétérosexuel ou homosexuel semblent peu adaptés à l’identité de genre de la personne concernée.

L’hétérosexualité

L’hétérosexualité désigne généralement une attirance envers des personnes d’un genre différent du sien.

Dans une approche strictement binaire, elle est souvent présentée comme l’attirance entre les hommes et les femmes. Toutefois, la diversité des identités de genre conduit certaines personnes à employer une définition plus large, centrée sur l’attirance envers un genre différent.

Une personne hétérosexuelle peut soutenir les droits LGBTQIA+ et participer à des espaces alliés, mais le fait d’être alliée ne constitue pas une orientation LGBTQIA+.

Que signifie « queer » ?

Le mot queer ne désigne pas une orientation sexuelle unique. Il s’agit d’un terme parapluie pouvant être utilisé par des personnes dont la sexualité, le genre ou l’expression de genre ne correspond pas aux normes hétérosexuelles et cisgenres dominantes.

Certaines personnes choisissent le mot queer parce qu’elles :

  • ne souhaitent pas employer une étiquette très précise ;
  • se reconnaissent dans plusieurs identités ;
  • vivent une sexualité ou un genre fluide ;
  • veulent exprimer une appartenance politique ou communautaire ;
  • préfèrent un terme global.

Le mot a longtemps été employé comme une insulte dans les pays anglophones avant d’être réapproprié par une partie des communautés concernées. Tout le monde n’est donc pas à l’aise avec ce terme. Il ne doit pas être imposé à une personne qui ne l’utilise pas pour elle-même.

La formulation « queersexualité » peut parfois apparaître, mais elle est moins précise que le mot queer employé comme terme général.

La transidentité n’est pas une orientation sexuelle

La transidentité concerne l’identité de genre et non les personnes envers lesquelles une attirance est ressentie.

Une personne transgenre possède une identité de genre différente de celle qui lui a été assignée à la naissance. Elle peut être :

  • lesbienne ;
  • gay ;
  • bisexuelle ;
  • pansexuelle ;
  • hétérosexuelle ;
  • asexuelle ;
  • ou appartenir à toute autre orientation.

Toutes les personnes transgenres ne suivent pas le même parcours. Une transition peut être sociale, administrative ou médicale, et aucune opération ou prise d’hormones n’est obligatoire pour qu’une identité soit valide.

La non-binarité n’est pas une orientation sexuelle

Une personne non binaire ne se reconnaît pas exclusivement ou durablement dans les catégories homme et femme.

Le terme non binaire regroupe de nombreuses expériences. Certaines personnes se sentent entre plusieurs genres, en dehors du modèle binaire, fluides ou sans genre.

La non-binarité ne détermine pas l’orientation sexuelle. Une personne non binaire peut employer les mots gay, lesbienne, bisexuelle, pansexuelle, asexuelle ou d’autres étiquettes selon la manière dont elle comprend son attirance.

Les personnes agenres

Une personne agenre ne ressent généralement pas de genre, entretient une connexion très faible avec cette notion ou ne se reconnaît dans aucune identité de genre précise.

L’agenre appartient généralement au spectre non binaire, mais ne constitue pas une orientation sexuelle. Une personne agenre peut ressentir une attirance envers un ou plusieurs genres, ne pas ressentir d’attirance sexuelle ou utiliser plusieurs termes complémentaires.

Le A de LGBTQIA+ peut ainsi représenter plusieurs réalités : asexuel, aromantique et agenre. Ces termes ne doivent pas être confondus entre eux.

Les identités aliagender

Une personne aliagender ressent généralement un genre présent, mais différent des catégories masculines, féminines ou de leurs combinaisons habituelles.

Cette identité se distingue de l’agenre, qui correspond davantage à une absence ou une très faible perception du genre.

Comme la non-binarité et la transidentité, l’aliagender concerne le genre et non l’orientation sexuelle.

Tableau récapitulatif

TermeCatégorie principalement décriteDéfinition simplifiée
HomosexuelOrientation sexuelleAttirance envers des personnes du même genre
BisexuelOrientation sexuelleAttirance envers plusieurs genres
PansexuelOrientation sexuelleAttirance pouvant apparaître indépendamment du genre
AsexuelOrientation sexuellePeu ou pas d’attirance sexuelle
GraysexuelSpectre asexuelAttirance rare, faible ou conditionnelle
FraysexuelSpectre asexuelAttirance sexuelle pouvant diminuer avec la proximité émotionnelle
DemisexuelSpectre asexuelAttirance apparaissant après un lien émotionnel important
FrayromantiqueSpectre aromantiqueAttirance romantique pouvant diminuer avec la proximité émotionnelle
PolyromantiqueOrientation romantiqueAttirance romantique envers plusieurs genres, mais pas nécessairement tous
CassexuelÉtiquette liée à la sexualitéFaible importance accordée à la sexualité dans l’identité
QueerTerme parapluieSexualité ou genre extérieur aux normes dominantes
TransgenreIdentité de genreGenre différent de celui assigné à la naissance
Non binaireIdentité de genreGenre ne correspondant pas exclusivement à homme ou femme
AgenreIdentité de genreAbsence ou très faible perception du genre
AliagenderIdentité de genreGenre présent, mais différent des catégories habituelles

Pourquoi existe-t-il autant de termes ?

La multiplication du vocabulaire ne signifie pas que chaque personne soit obligée de choisir une étiquette extrêmement précise.

Ces mots permettent avant tout :

  • de mettre un nom sur une expérience ;
  • de mieux communiquer ses ressentis et ses limites ;
  • de découvrir d’autres personnes vivant une réalité proche ;
  • de sortir de l’isolement ;
  • de rendre visibles des expériences auparavant peu représentées.

Certaines personnes utilisent une étiquette pendant toute leur vie. D’autres changent de terme, cumulent plusieurs mots ou préfèrent ne pas définir leur orientation.

Une étiquette est un outil de compréhension et de communication, pas une obligation ni une case définitive.

Comment respecter l’orientation ou l’identité d’une personne ?

Il n’est pas nécessaire de maîtriser immédiatement tous les termes pour adopter une attitude respectueuse.

Quelques principes simples suffisent :

  • utiliser les mots choisis par la personne ;
  • ne pas déduire son orientation à partir de son apparence ;
  • éviter les questions intrusives sur sa vie intime ;
  • ne pas lui demander de prouver son identité ;
  • respecter son prénom et ses pronoms ;
  • accepter que son vocabulaire puisse évoluer ;
  • ne pas révéler son orientation ou son identité sans son accord.

Lorsqu’un terme est inconnu, il est possible de poser une question respectueuse ou de consulter une ressource fiable, sans obliger systématiquement la personne concernée à fournir une explication complète.

Conclusion

La communauté LGBT et LGBTQIA+ rassemble une grande diversité de personnes. Certaines lettres correspondent à des orientations sexuelles, tandis que d’autres représentent des identités de genre, des caractéristiques sexuelles ou des termes parapluies.

L’homosexualité, la bisexualité, la pansexualité et l’asexualité décrivent principalement différentes expériences de l’attirance sexuelle. La graysexualité et la demisexualité précisent certaines réalités du spectre asexuel. La cassexualité décrit plutôt la faible importance accordée à la sexualité dans l’identité.

La transidentité, la non-binarité, l’agenre et l’aliagender ne sont pas des orientations sexuelles. Elles concernent la manière dont une personne vit et définit son genre.

Comprendre ces distinctions permet d’éviter les confusions et de mieux respecter les mots employés par chacun. La diversité des orientations et des identités ne constitue pas un problème à simplifier, mais une réalité humaine à reconnaître.

drapeaux lgbt

LES BIJOUX LGBT

bijoux lgbt
bijoux lgbt

LES T-SHIRTS LGBT