Les jeunes hommes affichent une tolérance réduite sur les questions LGBT+, révèle une enquête
Le coming out globalement accepté, mais des disparités persistent
Une enquête menée par l’institut Ipsos et la Fondation Jean-Jaurès, à l’occasion de la Journée internationale du coming out, le 11 octobre, montre une acceptation générale du coming out dans la société française. L’étude, réalisée pour l’Association Contact, s’interroge sur la manière dont l’entourage réagit lorsqu’une personne dévoile son orientation sexuelle ou son identité de genre.
Un Français sur cinq confronté à un coming out
Sur les 1 896 personnes interrogées en ligne, 20 % d’entre elles ont déclaré avoir été témoin d’un coming out au cours des dix dernières années. Cela signifie qu’une personne de leur entourage proche leur a révélé être homosexuelle, bisexuelle, non-binaire, transgenre ou intersexe. Politiquement, ces personnes sont plus nombreuses à s’identifier à des partis de gauche (26 %) qu’à des partis de droite (13 %).
Les jeunes hommes moins tolérants envers les personnes LGBT+
À la question de savoir s’ils ont une « mauvaise image » des personnes LGBT+, 18 % des répondants ont répondu par l’affirmative. Ce chiffre grimpe à 37 % chez les hommes de moins de 25 ans et à 30 % chez ceux âgés de 25 à 34 ans. De plus, 39 % des personnes se déclarant d’extrême droite partagent cette opinion, contre 24 % parmi celles s’identifiant plutôt à droite. En comparaison, seules 13 % des femmes ont exprimé des sentiments négatifs envers les personnes LGBT+, contre 24 % des hommes.
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Un clivage politique marqué autour du soutien à la cause LGBT+
L’enquête met en lumière un net clivage politique sur la question du soutien aux droits LGBT+. Ainsi, 94 % des personnes se définissant comme proches de la gauche radicale soutiennent la cause LGBT+, tandis que ce chiffre chute à 53 % parmi celles s’identifiant à l’extrême droite.
Les défis spécifiques des personnes transgenres
Le coming out des personnes transgenres est perçu comme plus difficile, 26 % des sondés estimant qu’il est plus complexe que celui lié à l’orientation sexuelle. Cette difficulté s’explique en partie par les discriminations et violences que subissent les personnes transgenres, soulevant davantage d’inquiétudes dans la société.
Le rôle crucial des associations dans l’accompagnement des familles
Pour les parents qui reçoivent un coming out, leur perception évolue au fil du temps. Si 48 % d’entre eux acceptaient pleinement l’annonce au départ, ce chiffre monte aujourd’hui à 71 %. L’étude souligne l’importance des associations dans ce processus d’acceptation, 72 % des répondants estimant qu’elles apportent un soutien essentiel. Toutefois, seuls 15 % ont effectivement fait appel à ces ressources, ce qui montre un besoin d’améliorer leur visibilité et leur accessibilité.
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