Une femme transgenre de 22 ans a porté plainte après avoir été retrouvée grièvement blessée jeudi 13 août 2026 dans le secteur du Verdanson, à Montpellier. Elle affirme avoir été attaquée par deux hommes après une tentative de viol. Une enquête est en cours afin d’établir précisément les circonstances dans lesquelles elle a reçu une centaine de blessures.
Les faits se seraient produits vers 17h30, dans le lit du Verdanson. Selon le récit livré par la jeune femme aux enquêteurs, elle se trouvait dans ce secteur lorsqu’elle aurait été abordée par deux individus.
Elle affirme avoir subi une tentative de viol
D’après ses déclarations, les deux hommes auraient d’abord tenté de la violer. La victime les a décrits comme mesurant environ 1,80 m et vêtus de noir.
Elle affirme que les violences se seraient ensuite intensifiées lorsque ses agresseurs auraient compris qu’elle était transgenre. Ils l’auraient alors blessée à de nombreuses reprises avec un ou plusieurs objets tranchants avant de prendre la fuite.
À ce stade, le caractère transphobe de l’agression alléguée n’est pas judiciairement établi et devra être déterminé par les investigations. En avril 2025, deux jeunes personnes trans avaient également été agressées au Havre, une affaire dans laquelle plusieurs adolescents avaient été interpellés.
Une centaine de blessures et une cinquantaine de points de suture
Malgré ses blessures, la jeune femme aurait réussi à regagner la voie publique afin de chercher de l’aide. Des passants l’ont aperçue et ont alerté les secours.
Elle présentait de nombreuses plaies, principalement aux bras et aux jambes, mais également au visage. Les premiers éléments relayés font état d’environ une centaine d’entailles et d’une cinquantaine de points de suture. Son pronostic vital n’était pas engagé.
La victime, décrite comme très choquée, a été prise en charge par les sapeurs-pompiers de l’Hérault puis transportée à l’hôpital Lapeyronie, à Montpellier.
La ville avait déjà été marquée en juin 2024 par une agression lesbophobe à Montpellier, au cours de laquelle une femme avait déclaré avoir été frappée par plusieurs hommes avant de porter plainte.
Une enquête pour déterminer les circonstances exactes
Les investigations doivent désormais permettre de reconstituer le déroulement des faits et, le cas échéant, d’identifier les auteurs. Une enquête de voisinage ainsi que l’exploitation des images de vidéosurveillance disponibles dans le secteur font partie des vérifications annoncées.
Aucune interpellation ni mise en cause n’avait été rendue publique dans les informations disponibles au 17 août.
Cette affaire intervient dans un contexte où les signalements d’actes anti-LGBT en France restent particulièrement surveillés. Plus de 3 000 actes hostiles envers les personnes LGBT+ avaient été enregistrés par les forces de l’ordre en 2024, selon les données relayées dans cet article.
Les enquêteurs examinent par ailleurs plusieurs hypothèses concernant l’origine des blessures, dont celle d’une automutilation. Cette piste constitue à ce stade une hypothèse de travail et non une conclusion sur les faits.
L’enquête devra ainsi déterminer les circonstances exactes dans lesquelles la jeune femme a été blessée et vérifier les éléments rapportés dans sa plainte.






