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Accords neutres en français : règles, exemples et alternatives

Accords neutres en français
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Les accords neutres en français permettent de parler d’une personne sans lui attribuer automatiquement un genre masculin ou féminin. Ils peuvent s’appuyer sur des adjectifs épicènes, des reformulations ou des formes grammaticales alternatives utilisées notamment par certaines personnes non binaires.

En français, les adjectifs et les participes passés varient souvent selon le genre grammatical : content ou contente, arrivé ou arrivée, inscrit ou inscrite. Mais comment construire une phrase lorsque ces deux formes ne conviennent pas à la personne concernée, ou lorsque ses préférences ne sont pas connues ?

Il n’existe pas aujourd’hui de système unique d’accord neutre adopté par l’ensemble des francophones. Plusieurs solutions permettent néanmoins de rédiger des phrases claires, sans choisir systématiquement entre masculin et féminin.

Voici comment les utiliser, avec des exemples applicables dans les conversations, les courriels et les textes du quotidien.

Que sont les accords neutres en français ?

Les accords neutres désignent différentes façons de construire une phrase sans imposer une marque de genre masculin ou féminin à la personne dont on parle.

Ils peuvent répondre à plusieurs situations :

  • parler d’une personne non binaire qui ne souhaite pas utiliser certains accords genrés ;
  • rédiger un texte destiné à une personne dont on ne connaît pas les accords ;
  • éviter d’attribuer un genre à quelqu’un à partir de son prénom ou de son apparence ;
  • construire une communication collective qui ne suppose pas que toutes les personnes sont des hommes ou des femmes.

Une phrase comme « Alex est disponible demain » ne comporte aucune terminaison adjectivale qui distingue le masculin du féminin.

À l’inverse, « Alex est prêt » ou « Alex est prête » impose un choix grammatical.

Si les accords souhaités par Alex sont inconnus, une reformulation comme « Alex peut commencer demain » permet d’éviter cette difficulté, à condition qu’elle conserve le sens voulu.

Quelle différence entre genre grammatical et identité de genre ?

Le genre grammatical correspond à la classification des mots dans la langue française. On parle notamment de noms masculins et féminins.

L’identité de genre concerne, quant à elle, la manière dont une personne se définit.

Ces deux notions ne doivent pas être confondues.

Par exemple, le mot « personne » est grammaticalement féminin, même lorsqu’il désigne un homme ou une personne non binaire.

De même, l’expression « cette personne est compétente » emploie un accord grammatical féminin parce que l’adjectif se rapporte au nom « personne ». Elle n’attribue pas nécessairement une identité féminine à l’individu concerné.

Une formulation neutre sur le plan de l’identité ne signifie donc pas que chaque mot de la phrase doit être dépourvu de genre grammatical.

Cette distinction permet de comprendre pourquoi certaines phrases sont inclusives sans nécessiter de nouvelles terminaisons.

Existe-t-il une règle officielle d’accord neutre ?

Il n’existe pas une règle unique permettant de transformer systématiquement tous les adjectifs et participes passés en formes neutres reconnues dans l’ensemble du français standard.

Des collectifs et des communautés ont développé différentes propositions de grammaire neutre, mais leurs conventions ne sont pas toujours identiques.

Les recommandations institutionnelles privilégient généralement les formulations épicènes, la reformulation des phrases et le respect des préférences des personnes concernées.

Ainsi, le Portail linguistique du Canada recommande de choisir, lorsque cela est possible, des constructions qui évitent les accords genrés.

Le guide de grammaire neutre et inclusive de Divergenres présente pour sa part différentes formes alternatives, en précisant qu’elles constituent des propositions évolutives et non des règles grammaticales universelles.

Ces deux approches peuvent être complémentaires selon les contextes.

Comment faire un accord neutre dans une phrase ?

Notes de français sur bureau chaleureux

Pour construire une phrase sans accord genré, la solution la plus simple consiste souvent à utiliser les ressources déjà disponibles en français.

Il n’est pas nécessaire de modifier systématiquement les terminaisons des mots.

Choisir un adjectif épicène

Un adjectif épicène conserve la même forme au masculin et au féminin.

C’est notamment le cas de :

  • calme ;
  • disponible ;
  • enthousiaste ;
  • responsable ;
  • formidable ;
  • sympathique ;
  • agréable ;
  • rapide ;
  • capable ;
  • optimiste.

Ces mots permettent de décrire une personne sans ajouter de terminaison qui indique son genre.

Par exemple :

« Camille est disponible pour cette réunion. »

« Iel est enthousiaste à l’idée de participer. »

« Noa est capable de gérer ce projet. »

« Cette personne est très sympathique. »

Aucun de ces adjectifs ne nécessite de choisir entre une forme masculine et une forme féminine.

Attention cependant : tous les mots qui semblent identiques à l’oral ne sont pas épicènes à l’écrit.

« Motivé » et « motivée », par exemple, se prononcent généralement de la même manière, mais leur graphie change selon le genre grammatical.

Reformuler pour éviter l’accord

Lorsqu’aucun adjectif épicène ne convient, il est possible de modifier la construction de la phrase.

Prenons cet exemple :

« Iel est inquiet ou inquiète. »

Une alternative consiste à écrire :

« Iel s’inquiète de la situation. »

Le verbe permet de conserver l’idée principale sans imposer d’accord adjectival.

Autre exemple :

« Sam est passionné ou passionnée par le cinéma. »

On peut écrire :

« Sam se passionne pour le cinéma. »

La phrase demeure naturelle et le sens reste proche.

Ces reformulations sont particulièrement utiles lorsqu’on ne connaît pas les accords d’une personne. Elles ne sont toutefois pas obligatoires si celle-ci a déjà indiqué les formes qu’elle souhaite utiliser.

Comment accorder les adjectifs au neutre ?

Lorsqu’un adjectif possède des formes distinctes au masculin et au féminin, plusieurs solutions sont possibles.

Le choix dépend du contexte, des habitudes rédactionnelles et surtout des préférences de la personne désignée.

Les adjectifs qui ne changent pas selon le genre

Les adjectifs épicènes constituent une première possibilité.

Voici quelques exemples :

Adjectif avec distinction de genreFormulation alternative
Motivé / motivéeEnthousiaste
Consciencieux / consciencieuseAppliqué dans son travail, ou « travaille avec soin »
Heureux / heureuseÉprouve de la joie
Fatigué / fatiguéeRessent de la fatigue
Curieux / curieuseFait preuve de curiosité

Toutes ces formulations ne sont pas des synonymes parfaits. Elles doivent être choisies selon le sens de la phrase.

« Enthousiaste », par exemple, ne remplace pas systématiquement « motivé ». Une personne peut être motivée par un objectif sans manifester beaucoup d’enthousiasme.

La reformulation doit donc rester fidèle à l’information que l’on souhaite transmettre.

Les formes neutres alternatives : usages et limites

Certaines personnes emploient des terminaisons qui ne correspondent ni aux formes masculines ni aux formes féminines traditionnelles.

Dans les propositions documentées par Divergenres, on rencontre notamment des mots comme :

  • heureuxe, proposé comme alternative à « heureux » et « heureuse » ;
  • jalouxe, proposé comme alternative à « jaloux » et « jalouse » ;
  • contenx, proposé comme alternative à « content » et « contente ».

Ces exemples appartiennent à des systèmes de grammaire alternative. Ils ne sont pas automatiquement interchangeables et ne sont pas utilisés par toutes les personnes non binaires.

D’autres conventions privilégient différentes terminaisons, parfois avec des prononciations propres.

Il n’existe donc pas de règle permettant de supposer qu’une personne utilisant un pronom neutre souhaite forcément des adjectifs en « x ».

Si une personne indique une forme particulière, le plus respectueux est de reprendre celle qu’elle utilise.

Dans les autres situations, une reformulation constitue souvent une solution plus simple.

Comment éviter les accords genrés des participes passés ?

Les participes passés représentent une difficulté fréquente dans la construction de phrases neutres.

Selon l’auxiliaire utilisé et la fonction des mots dans la phrase, ils peuvent être invariables ou devoir s’accorder.

Il est donc utile de distinguer les constructions avec « avoir » et celles avec « être ».

Les phrases avec l’auxiliaire avoir

Avec l’auxiliaire « avoir », le participe passé reste généralement invariable lorsque le complément d’objet direct est placé après le verbe, ou lorsqu’il n’y en a pas.

Cette particularité facilite la rédaction de nombreuses phrases neutres.

Par exemple :

  • Iel a terminé son travail.
  • Iel a préparé le repas.
  • Iel a envoyé un message.
  • Iel a répondu à la question.
  • Iel a présenté son projet.

Ces phrases peuvent être utilisées sans modifier les participes passés selon le genre de la personne.

Attention toutefois : « avoir » ne rend pas tous les participes passés invariables.

Dans « Les lettres qu’iel a écrites », le participe « écrites » s’accorde avec « lettres », complément d’objet direct placé avant le verbe.

Cet accord concerne le nom « lettres » et non l’identité de genre de la personne qui écrit.

De même, dans une phrase comme « On l’a accueilli » ou « On l’a accueillie », le pronom « l’ » placé avant le participe peut entraîner un accord lié à la personne désignée.

Si ses accords ne sont pas connus, on peut reformuler :

« On lui a réservé un accueil chaleureux. »

Le participe passé « réservé » reste alors invariable.

Les phrases avec l’auxiliaire être

Avec l’auxiliaire « être », le participe passé s’accorde habituellement avec le sujet dans les constructions ordinaires.

C’est notamment le cas dans :

  • Iel est arrivé / arrivée.
  • Iel est parti / partie.
  • Iel est revenu / revenue.
  • Iel est né / née.

Ces phrases exigent de choisir une forme lorsque l’on suit les accords traditionnels.

Si la personne a indiqué ses accords, il convient de les utiliser.

Dans le cas contraire, on peut construire autrement les phrases :

« Iel est arrivé à huit heures » peut devenir « Iel est là depuis huit heures ».

« Iel est parti avant midi » peut devenir « Iel a quitté les lieux avant midi ».

« Iel est revenu » peut devenir « Iel est de retour ».

Ces solutions évitent l’accord genré, mais il faut vérifier que la nuance temporelle ou le contexte restent correctement exprimés.

Les reformulations qui conservent le sens

Il existe plusieurs méthodes pour éviter l’accord d’un participe passé :

  1. Utiliser un verbe différent avec l’auxiliaire « avoir ».
  2. Remplacer un participe passé par un nom.
  3. Employer une construction au présent lorsque le contexte le permet.
  4. Modifier le sujet ou privilégier une tournure active.

Par exemple :

« Les personnes invitées seront accueillies à partir de neuf heures. »

Peut devenir, si l’on s’adresse directement aux destinataires :

« Nous vous accueillerons à partir de neuf heures. »

Cette dernière formulation évite les participes passés accordés tout en conservant l’information principale.

La voix active rend souvent la phrase plus directe et plus facile à comprendre.

Quels accords employer avec iel ou un autre néopronom ?

Le pronom utilisé par une personne ne détermine pas automatiquement ses accords grammaticaux.

Une personne qui emploie « iel » peut souhaiter des accords masculins, féminins, alternés ou des formes neutres particulières.

Il en va de même pour d’autres néopronoms.

Le pronom ne détermine pas automatiquement l’accord

Prenons le cas fictif d’une personne appelée Lou qui utilise le pronom « iel ».

Si Lou souhaite des accords masculins, une phrase comme « Iel est content de participer » peut lui convenir.

Si Lou préfère des accords féminins, « Iel est contente de participer » peut être la formulation choisie.

Lou peut également demander une forme alternative.

Le pronom « iel » ne permet donc pas, à lui seul, de choisir la terminaison de « content ».

En l’absence d’indication, une phrase comme « Iel participe avec plaisir » évite cette difficulté.

Pour mieux comprendre les différences entre iel, ol, ul et d’autres formes, consultez notre article consacré aux néopronoms et à leur utilisation en français.

Accords masculins, féminins, alternés ou neutres

Certaines personnes utilisent plusieurs types d’accords.

Une personne peut, par exemple, accepter les accords masculins et féminins, souhaiter qu’ils soient alternés ou préférer un système neutre spécifique.

Il faut éviter d’interpréter « tous accords » comme une instruction universelle.

Pour une personne, cette expression peut signifier que toutes les formes lui conviennent. Pour une autre, elle peut s’accompagner de préférences selon le contexte.

Lorsque la précision est nécessaire, on peut demander simplement :

« Quels accords préfères-tu que j’utilise pour parler de toi ? »

Une autre question utile consiste à demander un exemple de phrase.

Il n’est pas nécessaire d’interroger la personne sur les raisons de son choix ou sur son identité de genre pour respecter ses préférences.

Point médian, accords alternés et accords de proximité : quelles différences ?

Plusieurs méthodes d’écriture inclusive sont parfois présentées comme des accords neutres. Elles ne fonctionnent pourtant pas de la même manière.

À quoi sert le point médian ?

Le point médian permet de réunir des formes masculines et féminines dans une graphie abrégée.

Par exemple :

« Les participant·es sont invité·es à répondre. »

Cette formulation rassemble les terminaisons traditionnellement masculines et féminines.

Elle ne crée cependant pas, à elle seule, une troisième forme grammaticale neutre distincte des deux autres.

Certaines personnes utilisent ce procédé pour parler d’elles-mêmes, tandis que d’autres préfèrent une terminaison particulière ou une reformulation.

Le point médian peut aussi poser des difficultés de lecture ou d’accessibilité selon les outils utilisés.

Une solution consiste parfois à écrire :

« Merci de répondre à cette invitation. »

Cette formulation évite de recourir à des formes abrégées et reste facile à lire à l’oral.

Pour découvrir les différentes méthodes d’écriture inclusive et leurs usages, consultez notre guide pratique du langage inclusif LGBTQIA+.

Qu’est-ce qu’un accord alterné ?

L’alternance consiste à employer différentes formes grammaticales au cours d’un texte.

Dans certaines communications, on peut choisir d’alterner les désignations masculines et féminines plutôt que d’utiliser systématiquement la même forme.

Certaines personnes souhaitent également une alternance des accords lorsqu’on parle d’elles.

Il ne faut toutefois pas imposer cette pratique à une personne dont les préférences sont inconnues.

L’alternance représente une méthode possible, pas une obligation.

L’accord de proximité est-il un accord neutre ?

L’accord de proximité consiste à accorder un adjectif ou un participe passé avec le nom le plus proche.

Par exemple :

« Les acteurs et les actrices sont réunies. »

Dans cette phrase, « réunies » est accordé au féminin en raison de la proximité avec « actrices ».

Cette méthode existe dans l’histoire de la langue française et connaît différents usages contemporains, mais elle ne constitue pas un accord neutre au sens d’une troisième forme grammaticale.

Elle peut contribuer à modifier la manière de représenter les genres dans un texte collectif.

Elle ne répond cependant pas automatiquement aux besoins d’une personne qui ne souhaite pas être désignée par des accords masculins ou féminins.

15 exemples de phrases avec des formulations neutres

Voici quinze exemples pour apprendre à reformuler des phrases lorsque les accords d’une personne ne sont pas connus ou lorsqu’on souhaite éviter des marques de genre inutiles.

Les propositions conservent autant que possible le sens initial, mais certaines demandent de tenir compte du contexte.

Phrase avec accord genréAlternative sans accord genré sur la personne
1. Iel est content·e de cette nouvelle.Iel éprouve de la joie à cette annonce.
2. Iel est arrivé·e à huit heures.Iel est là depuis huit heures.
3. Iel est parti·e avant midi.Iel a quitté les lieux avant midi.
4. Iel est revenu·e de voyage.Iel est de retour de voyage.
5. Iel est inscrit·e à l’atelier.Iel a effectué son inscription à l’atelier.
6. Iel est invité·e à la réunion.Iel a reçu une invitation à la réunion.
7. Iel est fatigué·e aujourd’hui.Iel ressent de la fatigue aujourd’hui.
8. Iel est inquiet·ète pour demain.Iel s’inquiète pour demain.
9. Iel est ravi·e de participer.Iel participe avec plaisir.
10. Iel est motivé·e pour ce projet.Iel a très envie de contribuer à ce projet.
11. Iel est stressé·e par l’examen.L’examen lui cause du stress.
12. Iel est intéressé·e par cette proposition.Cette proposition l’intéresse.
13. Iel est passionné·e par la musique.Iel se passionne pour la musique.
14. Vous êtes autorisé·e à participer.Vous pouvez participer.
15. Nous sommes heureux·ses de vous accueillir.C’est un plaisir de vous accueillir.

Ces exemples illustrent plusieurs procédés : remplacement d’un adjectif par un verbe, modification du sujet, utilisation d’un nom abstrait ou changement de construction.

Au travail et dans les courriels

Dans une communication professionnelle, les formulations neutres peuvent rendre les messages plus simples.

Une phrase comme « Les candidats retenus seront contactés lundi » peut devenir :

« Nous contacterons lundi les personnes dont la candidature a été retenue. »

L’expression conserve l’information principale tout en évitant d’attribuer un genre aux personnes concernées.

Dans un courriel adressé à une personne précise, on peut également écrire :

« Votre inscription est bien enregistrée. »

Plutôt que :

« Vous êtes inscrit » ou « Vous êtes inscrite ».

Cette formulation présente aussi l’avantage de mettre l’information importante au premier plan.

Dans la vie quotidienne et les présentations

À l’oral, les phrases courtes sont souvent les plus faciles à utiliser.

Par exemple :

« Alex est de retour. »

« Iel a terminé son travail. »

« Noa souhaite participer. »

« Cette personne est disponible demain. »

Ces constructions ne demandent pas de mémoriser de nouvelles terminaisons.

Elles permettent de parler naturellement lorsque les accords ne sont pas connus, sans remplacer les formes explicitement demandées par la personne.

Les erreurs courantes à éviter

Supposer les accords d’une personne à partir de son pronom

Utiliser « iel » ne signifie pas automatiquement employer des terminaisons neutres spécifiques.

Une personne peut préférer des accords masculins ou féminins. Il faut respecter ce choix.

Considérer que tous les systèmes neutres fonctionnent de la même façon

Les grammaires alternatives proposent parfois des terminaisons différentes pour un même mot.

Il ne faut pas mélanger plusieurs conventions en pensant qu’elles sont interchangeables.

Lorsqu’une personne utilise un système précis, mieux vaut suivre les formes qu’elle indique.

Modifier le sens d’une phrase pour éviter un accord

Une reformulation ne doit pas transmettre une information différente de celle du texte initial.

Par exemple, « Iel est prêt à partir » et « Iel part maintenant » ne signifient pas la même chose.

Dans la première phrase, la personne est prête. Dans la seconde, elle est déjà en train de partir.

La neutralité grammaticale ne doit pas se faire au détriment de la précision.

Éviter systématiquement les accords demandés

Les formulations neutres peuvent être utiles lorsque les préférences d’une personne sont inconnues.

Mais si celle-ci souhaite être désignée avec certains accords, les contourner systématiquement peut également ne pas correspondre à sa demande.

L’objectif n’est pas d’effacer les choix individuels, mais de disposer de plusieurs solutions adaptées.

Questions fréquentes sur les accords neutres

Comment faire un accord neutre avec iel ?

Il faut d’abord connaître les accords souhaités par la personne concernée.

Si cette information n’est pas disponible, on peut choisir une phrase qui ne nécessite aucun accord de genre, comme « Iel est disponible » ou « Iel a terminé son travail ».

Existe-t-il une terminaison neutre officielle en français ?

Il n’existe pas de terminaison neutre unique et généralement reconnue pour tous les adjectifs et participes passés.

Plusieurs propositions sont utilisées dans des communautés francophones, mais elles ne forment pas une norme commune obligatoire.

Comment accorder un participe passé au neutre ?

Lorsque c’est possible, il convient de choisir une construction dans laquelle le participe passé reste invariable ou de reformuler la phrase.

Par exemple, « Iel est revenu » peut devenir « Iel est de retour ».

Si la personne a communiqué une préférence d’accord, celle-ci doit être prise en compte.

Le point médian est-il un accord neutre ?

Pas nécessairement.

Le point médian permet principalement de réunir plusieurs formes dans une graphie abrégée.

Il ne constitue pas automatiquement une troisième terminaison grammaticale indépendante du masculin et du féminin.

Peut-on utiliser des accords neutres à l’oral ?

Oui.

Les mots épicènes et les reformulations fonctionnent aussi bien à l’oral qu’à l’écrit.

Certaines grammaires alternatives proposent également des prononciations particulières, mais leurs usages varient.

Faut-il utiliser systématiquement le neutre pour les personnes non binaires ?

Non.

Les personnes non binaires n’utilisent pas toutes les mêmes pronoms ni les mêmes accords.

Certaines souhaitent des formes neutres, d’autres des accords masculins, féminins ou alternés.

Il est préférable de respecter les choix exprimés plutôt que d’appliquer automatiquement une règle à toutes les personnes.

Accords neutres en français : ce qu’il faut retenir

Les accords neutres en français regroupent plusieurs façons d’éviter d’attribuer automatiquement un genre masculin ou féminin à une personne.

Les adjectifs épicènes, les reformulations et certaines constructions verbales permettent déjà de rédiger de nombreuses phrases sans difficulté.

D’autres formes grammaticales ont été proposées par des communautés francophones pour répondre à des besoins que les accords traditionnels ne couvrent pas toujours.

Ces différentes méthodes ne sont pas nécessairement interchangeables et ne constituent pas un système universel.

La règle la plus utile reste simple : respecter les accords choisis par la personne concernée, tout en privilégiant des phrases claires et précises lorsque ses préférences ne sont pas connues.