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Queer

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Queer est un mot anglais signifiant « étrange », « peu commun » ou « bizarre , il est utilisé pour désigner l’ensemble des minorités sexuelles et de genres : personnes ayant une sexualité ou une identité de genre différentes de l’hétérosexualité ou la cisidentité.

Le vocable queer qui convoque l’extravagance, le hors-norme, a longtemps été une injure homophobe avant que les militants américains du mouvement homosexuel, au début des années 1990, ne s’approprient ce terme pour se désigner eux-mêmes, et lui attribuent une connotation positive3.

Depuis les années 2000, les mots allosexuel4 et altersexuel4 constituent des traductions en français, couramment utilisées au Canada, plus rarement en France. Par exemple depuis 2010, la Queer Palm est décernée dans le cadre du festival de Cannes à « un film pour son traitement des thématiques altersexuelles ».

Sous la plume de Teresa de Lauretis, théoricienne majeure de la théorie queer, ce regroupement propose une nécessaire complémentarité au féminisme matérialiste : définir et construire une alternative crédible au patriarcat hétéronormatif et cisnormatif, à savoir un espace à la fois conceptuel et politique aux genres et aux sexualités décatégorisées. Cela est tout aussi nécessaire et ne vient pas en contradiction avec le matérialisme. Il veut lutter contre l’oppression réelle, matérielle des femmes et des personnes trans, tout en prenant soin de laisser cette oppression dans son contexte historique et social, à savoir la structure patriarcale de la société, pour éviter d’en faire un « étant-toujours-déjà-là »5, ce qui rendrait sa destruction impossible.

Histoire

Le mot avait été utilisé comme titre pour le roman Queer (en), texte partiellement autobiographique de William S. Burroughs en 1953 (publication en 1985), qui y parlait de son homosexualité.

En 1969, dans un bar appelé Stonewall Inn à New York, des émeutes ont éclaté, réponse de la clientèle gay, lesbienne et trans à leur arrestation par la police. La cause de cette arrestation manquée était une loi qui interdisait le port des vêtements masculins par une personne du sexe féminin ou de vêtements féminins par une personne masculine. Ces émeutes, dont l’anniversaire se célèbre annuellement sous le nom de Marche des fiertés, marquent la naissance du mouvement lesbien, gay, bi et trans (LGBT).

Un des buts prioritaires de ce nouveau mouvement concernait la suppression en tant que maladie mentale de l’homosexualité, de la bisexualité et de la transidentité, du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), qui fournit la nosologie définitive de l’Association américaine de psychiatrie (APA).

La question du statut médical dominait l’identité homosexuelle depuis le xixe siècle, et avait été l’élément décisif dans la conception de l’homosexualité en tant que catégorie. Cependant la honte de l’homosexualité travaillait toujours à l’intérieur de cette identité. Avec l’élimination de la classification officielle de perversion par l’APA, le « coming out », qui consiste à révéler sa propre homosexualité est devenu l’un des traits prépondérants de la nouvelle homosexualité. La pratique de faire son coming out constitue une revendication identitaire.

Avec la prédominance du coming out et donc la présence reconnaissable des homosexuels, l’homosexualité est devenue une identité basée autant, sinon plus, sur la discursivité et le comportement que sur la pratique des actes homosexuels.

Une autre différence entre ces mouvements et le mouvement LGBT est qu’il n’a pas eu de précédent au xixe siècle. Il était donc nécessaire pour les militants gays et lesbiennes de choisir un modèle pour leur nouveau mouvement, et le succès récent des militants noirs a été déterminant.

Drapeau queer lgbtqia 90×150
Drapeau queer lgbtqia 90×150

Les racines idéologiques de la théorie queer se trouvent dans le féminisme américain des années 1980. Avant cette date, le féminisme, comme d’autres mouvements semblables, espérait que le progrès social viendrait par un changement de législation. Les arguments pour le passage de législations progressistes ont perpétuellement fait la comparaison entre le groupe minoritaire en question et le citoyen universel, c’est-à-dire l’homme cisgenre hétéro riche et blanc. Quelle que soit la raison, plusieurs mouvements ont commencé après les années 1970 à contester cette image du citoyen universel, et à valoriser leur propre pouvoir, capacité d’action, (agency). Cette tendance (notablement postmoderniste) a provoqué une rupture plus grande encore entre l’homme et la femme et a essentialisé ce qui constituait le féminin. Cette tendance se montre surtout dans La Femme mystifiée (original en anglais/américain : The Feminine Mystique) de Betty Friedan, chef de la National Organization for Women (NOW), qui a été d’ailleurs critiqué parce qu’il ignorait toute la population des femmes qui n’étaient pas blanches ou d’une classe sociale aisée.

Cette vague de féminisme se situait donc dans la notion de la différence : soit la différence entre les hommes et les femmes, soit la conceptualisation du sujet et de l’objet de plusieurs phénomènes sociaux (le discours, l’art, le mariage…). Pourtant ce mouvement radical de la deuxième vague du féminisme a été troublé par deux phénomènes idéologiques, et tous les deux s’articulaient aux questions de sexualité et de genre.

Le premier concernait les «Sex Wars» qui divisaient les théoriciennes et militantes féministes sur le rôle de la pornographie dans l’oppression des femmes.

L’autre fêlure, la « menace mauve », concernait la présence de lesbiennes dans les rangs de féministes. Comme les ennemis du féminisme utilisaient (et utilisent encore) souvent le « lesbian baiting » (le harcèlement (homophobique) des féministes, qui essayait de réduire ce qu’elles disaient en les accusant d’être des lesbiennes) contre les arguments féministes, une grande partie de militantes montraient leur propre homophobie en hésitant à avouer que quelques-unes parmi elles étaient bien des lesbiennes. Les lesbiennes de la « menace mauve » affirmaient qu’elles étaient plus féministes grâce à leur distance des hommes, tandis que les féministes hétérosexuelles récusaient cet argument, disant que les rôles garçon et femme des lesbiennes ne font que singer le mariage hétérosexuel.

L’homophobie prévalente de la deuxième vague, sa concentration sur les pratiques sexuelles, et surtout la division qu’elle engendrait, ont fait naître la théorie queer au début des années 1990.

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