La Pride de Taipei du 31 octobre 2026 a associé célébration LGBTQ+ et contestation des pratiques policières. La 24e édition s’est tenue quelques semaines après la perquisition d’un bar gay de la capitale taïwanaise, qui continue de susciter des demandes d’explications.
Une mobilisation après la perquisition du 3 octobre
Le maire Chiang Wan-an a été interpellé par des manifestants lors de son passage à la marche. D’après les reportages de CNA et de Reuters publiés le 31 octobre, des participants lui reprochaient l’intervention policière menée le 3 octobre dans un établissement gay.
Le Taipei Times rapporte que Simon Tai, président de l’association organisatrice Taiwan Rainbow Civil Action Association, réclame une enquête transparente et des consignes contraignantes pour encadrer les interventions policières. Selon lui, la perquisition a ravivé le souvenir de la répression des espaces LGBTQ+.
Une participation estimée par les organisateurs
Dans son compte rendu actualisé à 19 h 22, CNA cite une estimation de 170 000 participants fournie par les organisateurs. Plusieurs publications retiennent plutôt 150 000 personnes. Ces chiffres restent des estimations attribuées, et non un comptage indépendant établi par notre rédaction.
Le thème de cette édition, Our Voices, Our Journey, mettait l’accent sur l’écoute et la compréhension des expériences individuelles. Au-delà de la fête, les organisateurs ont défendu une égalité vécue au quotidien.
L’égalité au-delà du mariage
Selon le Taipei Times, le président William Lai a rappelé que l’exercice de l’autorité publique devait respecter la vie privée et ne pas faire naître de crainte liée à l’identité. Taïwan a ouvert le mariage aux couples de même sexe en 2019. La Pride de 2023 célébrait déjà des avancées pour les familles ; la mobilisation de 2026 souligne les attentes persistantes concernant la sécurité et les discriminations.

