Reconnaissance des femmes trans comme femmes UE
Le 12 février 2026, réuni à Strasbourg, le Parlement européen a adopté une résolution plaidant pour la « pleine reconnaissance des femmes trans comme femmes » au sein de l’ensemble des politiques d’égalité de genre de l’Union européenne. Ce texte, dépourvu de portée contraignante, a été validé par 340 voix favorables, contre 141 oppositions et 68 abstentions, traduisant un soutien significatif de l’hémicycle.
👉 Pour suivre l’actualité liée aux enjeux institutionnels et législatifs, consultez notre rubrique politique LGBTQIA+.
Une position définie en vue de la CSW70 à New York
Cette résolution établit les orientations que l’Union européenne entend défendre lors de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme, la Commission de la condition de la femme 70e session (CSW70), prévue en mars 2026 à New York. À cette occasion, les États membres de l’ONU se réunissent chaque année afin de négocier des conclusions communes relatives à l’égalité entre les sexes et aux droits des femmes.
En amont de ces discussions internationales, les eurodéputés ont ainsi clarifié les priorités européennes, inscrivant explicitement l’inclusion des femmes trans dans l’agenda diplomatique de l’Union.
L’inclusion des femmes trans jugée essentielle à l’efficacité des politiques d’égalité
Dans le document adopté, les parlementaires « soulignent l’importance de la pleine reconnaissance des femmes trans comme femmes, en notant que leur inclusion est essentielle à l’efficacité de toute politique d’égalité de genre et de lutte contre les violences ». Ils mettent également en avant la nécessité d’assurer aux femmes trans un accès équitable aux dispositifs de protection, aux structures d’hébergement et aux services d’accompagnement destinés aux victimes de violences.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte plus large de mobilisation et de défense des droits, à l’image des initiatives présentées dans notre analyse sur les enjeux actuels de la lutte des personnes trans et LGBT, qui détaille les combats menés en Europe et à l’international.
Une majorité transpartisane malgré des oppositions marquées
Le scrutin a révélé une coalition large, dépassant les clivages traditionnels. Une partie des élus du Parti populaire européen (centre droit) s’est jointe aux groupes sociaux-démocrates, libéraux et écologistes pour soutenir la résolution.
En revanche, les formations conservatrices et d’extrême droite ont voté contre, dénonçant notamment la mention explicite des femmes trans dans les priorités européennes en matière d’égalité entre les sexes.
Un signal politique fort dans un contexte international tendu
Bien que non contraignante juridiquement, la résolution constitue un message politique clair. Elle servira de référence pour la position officielle de l’Union européenne lors de la CSW70 et orientera les prises de parole diplomatiques des institutions européennes dans les négociations internationales.
Au-delà du cadre onusien, cette prise de position conforte les organisations de défense des droits LGBTQIA+, qui pourront s’appuyer sur ce vote pour promouvoir l’inclusion des femmes trans dans l’ensemble des politiques publiques liées à l’égalité et à la lutte contre les violences.
Dans un contexte mondial marqué par des remises en cause et des restrictions croissantes des droits des personnes LGBTQIA+ dans plusieurs États, le vote du Parlement européen inscrit clairement la reconnaissance des femmes trans au cœur des priorités politiques européennes. Les eurodéputés présentent cette reconnaissance à la fois comme une exigence de justice sociale et comme un levier indispensable pour garantir l’efficacité et la cohérence des politiques d’égalité.
Plus d’actu visitez notre page actualites-lgbt.
