La bande dessinée Flamer, de Mike Curato, reste accessible dans les bibliothèques des établissements secondaires du comté de Harford, au Maryland. Le 22 octobre 2026, la juge Yolanda L. Curtin a confirmé la décision du conseil scolaire de l’État qui avait annulé son retrait.
Le retrait du livre contesté devant la justice
Le litige opposait le conseil scolaire local à l’autorité éducative du Maryland. Selon le reportage d’audience publié le 22 octobre par The Banner, la juge a estimé que la décision locale contrevenait au Freedom to Read Act et au Premier amendement.
Le conseil du comté voulait faire renverser la décision de l’État. Sa contestation n’a pas convaincu le tribunal, qui a maintenu le retour du livre dans les bibliothèques concernées.
Un comité avait recommandé de conserver Flamer
La procédure avait commencé par une objection parentale en novembre 2024. Un comité réunissant parents, élèves et personnels avait ensuite examiné l’ouvrage et recommandé son maintien, avec l’accord du responsable du district scolaire.
En juin 2025, les élus du conseil local avaient néanmoins voté son retrait par cinq voix contre trois. L’instance scolaire de l’État avait annulé cette décision, avant que le conseil local ne saisisse le tribunal.
Dans son communiqué du 23 octobre, l’ACLU du Maryland, engagée aux côtés des défenseurs du livre, rappelle que Flamer suit un adolescent philippino-américain confronté aux questions d’identité et d’acceptation de soi dans un camp scout.
Une décision fondée sur la loi du Maryland
Adopté en 2024, le Freedom to Read Act encadre les contestations d’ouvrages scolaires et protège leur accès contre certains retraits idéologiques. L’ACLU présente le jugement comme la première interprétation de cette loi par un tribunal.
Cette affaire concerne le maintien d’un ouvrage en bibliothèque. Elle se distingue du contentieux sur les dispenses de cours à Montgomery, également au Maryland, consacré à la participation des élèves à certaines leçons.
Le jugement oral est rapporté par The Banner et confirmé par l’ACLU. Son texte intégral n’a pas été directement consulté ; il ne permet pas d’annoncer une interdiction nationale de tout retrait de livre.

