Neuf millions de sérologies VIH ont été réalisées en France en 2025, soit 7 % de plus qu’en 2024. Cette progression ne s’accompagne pourtant pas d’une baisse des nouvelles infections estimées. Publié le 5 novembre 2026, le bilan de Santé publique France décrit une épidémie dont le recul reste insuffisant.
Plus de tests, sans autant de personnes différentes
Parmi ces examens de laboratoire, 2,3 millions ont été effectués sans ordonnance ni avance de frais dans le dispositif Mon test IST. Un même individu peut réaliser plusieurs tests : neuf millions de sérologies ne signifient donc pas neuf millions de personnes dépistées.
Les découvertes ne datent pas toutes de 2025
L’agence estime à 4 983 le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2025, contre 5 318 en 2023. Elle évalue séparément à 3 464 les nouvelles infections survenues en 2025. Ces indicateurs répondent à deux questions différentes : quand le diagnostic est posé et quand la contamination a eu lieu.
Les rapports sexuels entre hommes représentent 42 % des découvertes. Leur nombre reste stable depuis 2022 chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, qu’ils soient nés en France ou à l’étranger.
Des diagnostics encore trop tardifs
En 2025, 39 % des infections ont été découvertes à un stade tardif. Le bulletin souligne aussi les difficultés persistantes dans plusieurs territoires, notamment la Guyane, Mayotte, les Antilles et l’Île-de-France.
Les estimations reposent sur des corrections des données de surveillance. Le modèle évaluant les infections non diagnostiquées a été révisé et les séries antérieures recalculées : une comparaison brute avec les anciens bulletins serait trompeuse. Ces données de population ne permettent pas d’évaluer une situation médicale individuelle.

