La police a perquisitionné le centre communautaire Casa Kuà, à Berlin-Kreuzberg, dimanche 18 octobre 2026. L’intervention, menée dans le cadre d’une enquête sur des médicaments, a suscité un rassemblement de soutien devant ce lieu fréquenté par des personnes trans et queer. Les précisions apportées le lendemain par la police distinguent les soupçons examinés des responsabilités qui restent à établir.
Une enquête sur des médicaments sur ordonnance
Selon les informations de rbb24, des préparations hormonales ont été saisies dans les locaux de Casa Kuà. La police avait d’abord évoqué une administration sans surveillance médicale. Lundi midi, elle a précisé que l’enquête portait sur un soupçon de commerce illégal de médicaments soumis à prescription.
Le média public rapporte également la saisie de supports numériques et d’argent liquide. Ces éléments décrivent une procédure en cours : ils ne constituent pas une décision judiciaire établissant une infraction ou la culpabilité des personnes concernées.
Des identités relevées pendant l’intervention
Dans son reportage publié le 19 octobre, le quotidien taz indique que 38 policiers ont participé à la perquisition, menée à la demande du parquet. Au moins 21 personnes ont fait l’objet d’un relevé d’identité. Un policier interrogé par le journal a précisé qu’aucun fait ne leur était reproché.
Un rassemblement devant le centre communautaire
Des soutiens se sont réunis dans la Naunynstraße après l’intervention. Les estimations publiées varient autour d’une centaine de personnes. Le responsable berlinois chargé des questions LGBTQIA+, Alfonso Pantisano, était également présent, selon rbb24.
Une habituée interrogée par taz décrit Casa Kuà comme un espace de rencontre et d’entraide, notamment pour les personnes trans. Elle exprime un sentiment de pression et de discrimination face à l’opération. Ce témoignage rend compte de son expérience et de son interprétation de l’intervention ; le mobile discriminatoire dénoncé ne constitue pas, à ce stade, un fait judiciairement établi.
La mobilisation met ainsi en lumière deux questions distinctes : les soupçons examinés dans l’enquête et la place de ce lieu communautaire pour ses usagers. Les circonstances précises de la circulation des médicaments et les suites de la procédure restent à clarifier.

