Des commissions de la Navy et du corps des Marines ont recommandé de conserver des militaires trans dans neuf des douze dossiers recensés par une enquête du New York Times publiée le 23 octobre 2026. Ces avis ne garantissent toutefois pas leur maintien définitif en service.
Des recommandations favorables dans certains dossiers
Selon The Advocate, qui rapporte les résultats de cette enquête, plusieurs commissions chargées d’examiner les exclusions ont conclu au maintien des personnes concernées. Leur position ne supprime pas la politique d’exclusion de l’administration Trump.
Ce décompte porte sur les dossiers connus des journalistes, et non sur une statistique exhaustive publiée par le Pentagone. Les audiences concernées se sont déroulées sur plusieurs mois : leur présentation dans un article du 23 octobre ne signifie pas que toutes ces recommandations ont été rendues ce jour-là.
Un avis favorable ne clôt pas la procédure
Les responsables civils des différentes branches peuvent revenir sur ces recommandations, souligne LGBTQ Nation dans sa reprise de l’enquête. Il serait donc inexact de présenter les militaires concernés comme définitivement protégés contre une exclusion.
Le média rapporte notamment le cas du Marine Damien Contreras : sa commission a recommandé son maintien après avoir examiné son parcours, comprenant trois déploiements à l’étranger. Son audience s’était tenue en août.
Des démarches administratives distinctes du recours judiciaire
Ces examens individuels se déroulent parallèlement aux contestations de la politique devant les tribunaux. Notre article consacré à l’action collective de militaires trans aux États-Unis présente ce volet judiciaire. Une recommandation administrative favorable ne doit pas être confondue avec une décision de justice annulant l’interdiction.
Les informations sur les commissions sont attribuées ici aux reprises de l’enquête du New York Times par The Advocate et LGBTQ Nation. Elles ne constituent pas un dépouillement indépendant de l’ensemble des dossiers militaires.

