États-Unis quittent groupe LGBTQ+ ONU
Un retrait conforme aux nouvelles directives présidentielles
Les États-Unis ont décidé de se retirer du LGBTI Core Group des Nations Unies, une coalition internationale engagée dans la défense des droits des personnes LGBTQ+ et intersexes à travers le monde. Cette décision, effective depuis le 14 février, a été confirmée par un porte-parole du Département d’État, qui a déclaré au Washington Blade : « Conformément aux récents décrets présidentiels, nous nous sommes retirés du groupe de l’ONU sur les droits LGBTI. »
Un tournant dans la politique américaine sur les droits LGBTQ+
Dès son arrivée au pouvoir, le président Donald Trump a pris plusieurs mesures considérées comme hostiles aux droits des personnes LGBTQ+, en particulier des personnes transgenres. Parmi celles-ci figure un décret signé dès son premier jour intitulé « Défendre les femmes contre l’extrémisme de l’idéologie du genre et rétablir la vérité biologique au sein du gouvernement fédéral », qui nie l’existence des personnes trans, non binaires et intersexes. L’administration Trump a également réduit les programmes d’aide internationale destinés aux communautés LGBTQ+ et aux personnes vivant avec le VIH/sida. De plus, elle a cherché à interdire les soins d’affirmation de genre pour les mineurs ainsi que la participation des personnes trans aux compétitions sportives scolaires en fonction de leur identité de genre.
Le rôle du LGBTI Core Group à l’ONU
Créé en 2008, le LGBTI Core Group œuvre au sein des Nations Unies pour garantir le respect universel des droits fondamentaux des personnes LGBTQ+ et intersexes, en mettant un accent particulier sur la lutte contre la discrimination et la violence. Son site officiel précise que son objectif principal est de travailler au sein du cadre onusien pour assurer la protection et l’égalité des droits.
Lire aussi : Une Rapporteure de l’ONU Soutient le Décret de Donald Trump Excluant les Athlètes Transgenres du Sport Féminin
Une coalition internationale toujours engagée
Le groupe est coprésidé par le Chili et les Pays-Bas et compte parmi ses membres de nombreux pays, dont l’Albanie, l’Argentine, l’Australie, la Belgique, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Mexique, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Uruguay. L’Union européenne y détient un statut d’observateur. Plusieurs organisations internationales, dont le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Human Rights Watch et Outright International, participent également à ses travaux.
Un changement de cap par rapport à l’administration Biden
Sous la présidence de Joe Biden, les États-Unis soutenaient activement le LGBTI Core Group. Jill Biden avait même pris la parole lors d’un événement organisé par le groupe en septembre dernier. En 2016, alors qu’il était vice-président, Joe Biden avait lui-même participé à l’une de leurs réunions, réaffirmant l’engagement des États-Unis en faveur des droits LGBTQ+.
Le retrait américain de ce groupe marque un revirement majeur de la politique étrangère des États-Unis en matière de droits humains et pourrait avoir des répercussions sur les efforts internationaux en faveur des personnes LGBTQ+ et intersexes.
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