États-Unis : Meurtre Homme Trans, Arrestation de cinq suspects
Un crime d’une extrême brutalité dans l’État de New York
Les autorités de l’État de New York ont annoncé l’arrestation de cinq personnes soupçonnées d’avoir participé à l’enlèvement, la torture et le meurtre de Sam Nordquist, un homme transgenre de 24 ans porté disparu depuis fin janvier. La police estime avoir retrouvé ses restes le 13 février dans un champ situé près de Canandaigua, dans le comté d’Ontario.
Trois femmes et deux hommes, âgés de 19 à 38 ans, sont actuellement en détention. L’enquête, ouverte quatre jours avant la découverte du corps à la demande de la famille de la victime, a mis en évidence un schéma de maltraitance extrême ayant conduit à son décès. « Notre enquête a révélé un schéma profondément troublant de maltraitance qui a conduit à la mort tragique de Sam », a déclaré la capitaine de police Kelly Swift lors d’une conférence de presse, citée par l’Agence France-Presse (AFP).
Des violences prolongées avant la mort
Selon la police, les preuves et les témoignages recueillis montrent que Sam Nordquist a été soumis à des violences physiques et psychologiques répétées sur une période de plusieurs semaines, entre décembre 2024 et février 2025. L’enquête a révélé que la victime avait séjourné dans un motel en bord de route, où elle a été aperçue vivante pour la dernière fois. C’est dans ce lieu que des indices de sévices continus ont été découverts.
Les enquêteurs affirment que son corps a ensuite été déplacé dans le but de masquer le crime. Au moins l’un des suspects aurait partagé une chambre avec la victime, selon des informations relayées par le New York Times. Une autopsie est en cours pour confirmer l’identité des restes retrouvés et établir la cause exacte du décès.
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Un crime reflétant un climat de haine croissant
Originaire du Minnesota, Sam Nordquist s’était rendu à New York en septembre dernier pour rencontrer une personne qu’il considérait comme sa petite amie en ligne, selon ses proches. Une collecte de fonds a été organisée par sa famille pour couvrir les frais liés à son décès.
La capitaine Kelly Swift a qualifié cette affaire de l’une des plus horribles qu’elle ait eu à traiter en vingt ans de carrière, précisant que d’autres arrestations pourraient encore avoir lieu. Le procureur du comté d’Ontario, James Ritts, a dénoncé « la perversité » des actes commis.
L’association The New Pride Agenda, qui défend les droits des personnes LGBTQI+ dans l’État de New York, a réagi sur Instagram en soulignant que ce meurtre n’était pas un cas isolé, mais une « conséquence tragique de la culture de haine croissante ». L’organisation appelle à poursuivre la lutte pour un monde où les personnes LGBTQI+ puissent vivre en sécurité, sans crainte de violences.
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Crédit photo : police de New York
