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David Bowie sur Arte : un documentaire inédit et des reprises vibrantes pour célébrer l’icône

David Bowie documentaire Arte
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David Bowie documentaire Arte

Dix ans après sa disparition, David Bowie continue de hanter l’imaginaire collectif. Pour marquer cet anniversaire, Arte proposé une soirée spéciale ce vendredi 16 janvier dès 22h30, mêlant regard documentaire et hommage musical. En tête d’affiche : David Bowie, dernier acte, un film inédit signé Jonathan Stiasny, disponible également sur arte.tv.

Loin de se limiter au Bowie flamboyant des seventies, le documentaire s’intéresse à une période moins connue : celle qui suit le triomphe de Let’s Dance en 1983. À travers archives rares et témoignages de proches et collaborateurs, le film dessine le portrait d’un artiste en perpétuelle métamorphose, cherchant encore et toujours à se réinventer.

Dans les années 1990, Bowie s’immerge dans les scènes alternatives nées de la culture rave – techno, jungle, indus. Il collabore avec Moby ou Goldie, s’éloigne du confort du mainstream et s’expose aux critiques. Certains y voient un virage artificiel ; d’autres, la preuve d’une curiosité intacte. Ce Bowie quinquagénaire reste aimanté par les marges, les sons neufs, les contre-cultures. Une audace qui, même quand elle divise, témoigne d’un esprit resté libre.

Une étoile qui refuse de s’éteindre

Malgré ces zones d’ombre, l’aura de Bowie ne faiblit pas. Sa prestation au festival de Glastonbury en 2000, présentée dans le film comme un moment suspendu, agit comme une nouvelle renaissance. Mais le destin interrompt l’élan : en 2004, un grave problème cardiaque l’oblige à se retirer de la scène. S’ensuit un long silence de neuf ans.

Puis, le 8 janvier 2013, l’artiste surgit à nouveau avec Where Are We Now?, ballade mélancolique publiée à la surprise générale. Trois ans plus tard, il dévoile Blackstar, album testamentaire enregistré dans le secret, porté par le bouleversant “Lazarus”. Deux jours après sa sortie, Bowie s’éteint. La mise en scène de sa propre disparition parachève une œuvre où l’art et la vie n’ont jamais cessé de dialoguer.

Parfois trop généreux en informations, David Bowie, dernier acte peut s’égarer dans ses détours. Mais il évite la légende figée pour offrir un portrait humain, délicat, d’un créateur vieillissant resté affûté. Un regard honnête, loin de la glorification facile, qui éclaire autrement une figure déjà mythique.


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Des héritiers en musique

Arte prolonge cet hommage avec Heroes Never Die, entre concert et documentaire, également disponible sur arte.tv. Les réalisateurs Thierry Gautier et Sylvain Leduc ont invité une génération d’artistes – The Molotovs, Anna Calvi, Jeanne Added, La Roux, Peter Doherty, Carl Barât, The Divine Comedy… – à revisiter les chansons emblématiques de Bowie, de “Starman” à “Heroes”, en passant par “Rock’n’Roll Suicide” ou “The Man Who Sold the World”.

Chaque reprise s’accompagne d’un témoignage sur l’influence profonde de Bowie dans leurs parcours. Le résultat est à la fois élégant et vibrant : un passage de relais entre générations, où l’on comprend pourquoi Bowie demeure une boussole pour tant de créateurs.

Entre mémoire et transmission, Arte compose ainsi un double portrait : celui d’un artiste qui n’a jamais cessé de se transformer, et celui d’un héritage vivant, toujours en mouvement. Dix ans après sa mort, David Bowie continue de chanter à travers les autres.