L’histoire de la scène queer marseillaise ne se limite pas aux lieux encore actifs aujourd’hui. Elle s’est aussi construite à travers des cabarets, clubs, bars et scènes nocturnes aujourd’hui disparus, qui ont joué un rôle central dans la visibilité LGBTQIA+, la création artistique et la sociabilité communautaire à Marseille.
Cette page a pour vocation de documenter les cabarets queer marseillais aujourd’hui fermés, afin de préserver leur mémoire et de comprendre leur place dans l’évolution de la vie nocturne queer locale.
Une mémoire nocturne essentielle à l’histoire queer de Marseille

Pendant des décennies, certains lieux marseillais ont offert bien plus qu’un simple espace festif. Ils ont été :
- des refuges pour les personnes LGBTQIA+
- des lieux de rencontre et de reconnaissance
- des scènes d’expression artistique libre
- des espaces de résistance face à l’invisibilisation
Dans une ville populaire, portuaire et marquée par les cultures alternatives, ces cabarets et clubs ont permis à des générations entières de se retrouver, de créer et d’exister dans l’espace public nocturne.
Documenter ces lieux aujourd’hui fermés, c’est reconnaître leur rôle fondamental dans l’histoire sociale, culturelle et politique de Marseille.
Pourquoi ces lieux ont disparu
La fermeture de nombreux cabarets et clubs queer marseillais s’inscrit dans un contexte plus large, commun à de nombreuses villes françaises :
- fragilisation économique des lieux nocturnes
- pression immobilière et transformation des quartiers
- évolution des pratiques festives
- crises successives (sanitaires, économiques, réglementaires)
Ces disparitions ne traduisent pas un effacement de la culture queer, mais une mutation de ses formes et de ses espaces. La fête, la performance et la création se déplacent, se recomposent, parfois au détriment de lieux historiques.
Cabarets queer marseillais aujourd’hui disparus
Plusieurs établissements ont marqué durablement la mémoire collective queer à Marseille. Certains ont été des lieux de cabaret à proprement parler, d’autres des scènes hybrides où se croisaient drag, spectacle, musique et vie communautaire.
New Cancan — mémoire d’un cabaret queer marseillais disparu
Parmi les lieux aujourd’hui disparus qui ont marqué durablement la nuit queer marseillaise, le New Cancan occupe une place particulière. Ancien cabaret emblématique, il a longtemps incarné une scène festive et performative où se mêlaient spectacle, transgression douce et sociabilité LGBTQIA+. Bien plus qu’un simple lieu de sortie, il a été un espace de rencontres, d’expression et de liberté pour toute une génération. Son histoire, désormais inscrite dans la mémoire collective locale, est retracée dans une fiche archive dédiée consacrée à New Cancan, afin de préserver le souvenir de ce lieu marquant de la culture nocturne queer marseillaise.
Ces lieux feront l’objet de fiches d’archives dédiées, retraçant leur histoire, leur programmation et leur impact culturel.
- cabarets historiques fermés
- clubs LGBTQIA+ emblématiques
- lieux éphémères ayant marqué une époque
Une histoire locale inscrite dans un récit national
Les fermetures de lieux queer à Marseille font écho à une réalité observée dans de nombreuses villes françaises. Les cabarets, clubs et bars LGBTQIA+ ont souvent été les premières victimes des mutations urbaines et de la normalisation des centres-villes.
Pour replacer la mémoire marseillaise dans un cadre plus large, le guide des cabarets queer en France permet de découvrir d’autres lieux aujourd’hui disparus ou encore actifs, et de comprendre comment ces scènes ont façonné la culture queer à l’échelle nationale.
Préserver la mémoire pour comprendre le présent
Conserver la trace des cabarets queer marseillais disparus n’est pas un exercice nostalgique. C’est une manière de :
- comprendre l’évolution des espaces queer
- mesurer les transformations de la nuit marseillaise
- identifier les héritages encore visibles aujourd’hui
- relier les lieux d’hier aux scènes actuelles
La scène queer marseillaise contemporaine — qu’elle soit cabaret, drag, alternative ou hybride — s’est construite sur ces fondations parfois invisibles mais essentielles.