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Art Basel Paris 2026 : les regards queer à découvrir au Grand Palais

Illustration d’une exposition sous une verrière, avec le titre Art Basel Paris 2026 et les regards queer.
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Art Basel Paris accueillera le public du 23 au 25 octobre 2026 au Grand Palais. Sous la direction de Karim Crippa, cette cinquième édition réunit plus de 200 galeries. Dans un entretien publié par Têtu le 16 octobre, le directeur évoque plusieurs artistes queers qui ont nourri son regard, tandis que le programme annoncé fait une place aux corps, à l’intimité et aux identités.

Une foire à parcourir aussi sans acheter

Le marché de l’art reste au cœur de la manifestation, mais la visite ne s’adresse pas uniquement aux collectionneurs. Les différents stands permettent également de découvrir des démarches et de confronter des œuvres de générations différentes.

Interrogé par Têtu sur son parcours et cette édition, Karim Crippa résume son itinéraire ainsi : « Mon parcours ressemble plus à un slalom qu’à une ligne droite ». Le média retrace son passage par les Beaux-Arts de Vienne, puis son travail dans plusieurs villes européennes avant son arrivée chez Art Basel.

La foire parisienne s’organise autour de trois secteurs. Galeries rassemble les enseignes établies, Emergence met en avant des propositions de galeries et d’artistes émergents, tandis que Premise accueille notamment des relectures et des redécouvertes historiques.

Des références queer, sans réduire les œuvres aux identités

Dans l’entretien, le directeur cite Marie Laurencin, Beauford Delaney et Louis Fratino parmi les figures ayant marqué sa sensibilité. Leurs pratiques abordent des univers très différents, des recherches sur la couleur aux représentations de l’intimité masculine.

La référence à Marie Laurencin rejoint les questions de visibilité abordées dans notre dossier sur l’histoire de l’art lesbien. Les œuvres citées ne constituent toutefois pas une catégorie esthétique unique. Karim Crippa insiste, auprès de Têtu, sur la portée des œuvres au-delà des seules communautés auxquelles les artistes peuvent être associés.

Beauford Delaney, Christina Quarles et Drake Carr au programme

La sélection publiée par Art Basel annonce Untitled (Greene Street), une peinture de Beauford Delaney datant de 1950, présentée par Michael Rosenfeld Gallery. Cette vue new-yorkaise témoigne du travail sur la couleur d’un artiste qui s’installera ensuite à Paris, en 1953.

Christina Quarles sera représentée chez Pilar Corrias. L’organisateur met notamment en avant sa peinture And Yer Gunna Find out Hell is Cold (2026). Ses figures et ses espaces picturaux interrogent l’expérience du corps ; Art Basel relie cette démarche à son expérience de femme queer et multiraciale.

Dans Emergence, Mariposa présentera des peintures de grand format de Drake Carr. Le programme officiel décrit une rencontre entre une composition inspirée du maniérisme et les codes visuels des nuits queer. Ces annonces offrent plusieurs points d’entrée dans la foire, plutôt qu’un panorama exhaustif de toutes ses propositions LGBTQIA+.

Une édition annoncée du 23 au 25 octobre

La manifestation se tiendra au Grand Palais, à Paris. Des visites guidées en français et en anglais sont proposées au public du vendredi au dimanche ; elles nécessitent un billet d’entrée valide ainsi qu’une réservation adaptée.

Les présentations évoquées ici correspondent aux annonces de l’organisateur. Le programme officiel d’Art Basel Paris 2026 permet de retrouver les galeries participantes et les projets prévus avant de préparer sa visite.