Trans Liberty dément être à l’origine de SMS anonymes adressés à des électeurs du Missouri avant le scrutin du 3 novembre 2026. Les messages évoquent une aide pour des opérations d’affirmation de genre concernant des enfants. Leur expéditeur et l’étendue de leur diffusion ne sont pas établis.
Un démenti associatif rendu public avant le vote
Dans son article du 2 novembre, The Advocate rapporte une déclaration faite la veille par Samantha Boucher, directrice de Trans Liberty. L’organisation affirme ne pas avoir envoyé ces messages et cherche à identifier leur origine.
Selon ce récit, les SMS ne désignent aucun financeur et renvoient vers l’outil officiel de recherche des bureaux de vote. L’association sollicite des captures montrant le numéro expéditeur ainsi que la date et l’heure de réception. Ces démarches ne constituent pas l’identification d’un commanditaire.
Ce que propose l’Amendment 3
Les messages semblent renvoyer à l’Amendment 3 soumis aux électeurs le 3 novembre. Le résumé officiel du secrétaire d’État du Missouri décrit notamment une proposition d’interdiction constitutionnelle des procédures de transition pour les mineurs, comprenant chirurgie, hormones et bloqueurs de puberté, avec certaines exceptions médicales.
Le texte propose aussi de revenir sur les protections constitutionnelles en matière de santé reproductive approuvées en 2024 et de permettre de nouvelles restrictions de l’avortement. Il ne s’agit pas d’un vote autorisant des opérations pour enfants.
Une origine encore inconnue
Le soupçon de manipulation électorale est celui de Trans Liberty. Les informations consultées ne permettent d’attribuer les SMS à un parti ni d’établir un lien opérationnel avec les courriers controversés du Texas. La déclaration associative est rapportée par The Advocate ; son communiqué original n’a pas été consulté.

