Au Texas, des courriers présentés comme des ressources pour élèves LGBTQ+ utilisent les noms d’organisations qui démentent les avoir envoyés. Le 21 octobre 2026, Out Youth a annoncé une suspension préventive de son accueil, tandis que Lambda Legal a dénoncé l’utilisation de son nom sans autorisation.
Les documents ont circulé dans un contexte électoral, à l’approche du scrutin du 3 novembre. Le Texas Tribune, dans un article publié le 20 octobre et actualisé le 21, décrit des dépliants adressés à des foyers et présentés comme un guide pour jeunes LGBTQ+.
Out Youth ferme provisoirement ses lieux d’accueil
Selon Chron, le 21 octobre, Out Youth, à Austin, a informé ses usagers d’une fermeture de ses programmes et lieux d’accueil en présentiel jusqu’à la semaine suivante, par précaution. Les consultations à distance ne sont pas concernées.
Sa direction dément avoir envoyé ou autorisé les courriers. Elle assure aussi qu’aucune information sur les jeunes et les familles accompagnés n’a été utilisée. Ces éléments sont les déclarations de l’association rapportées par le média.
TENT et Lambda Legal démentent toute participation
Dans une mise au point datée du 17 octobre, le Transgender Education Network of Texas, ou TENT, indique que les SMS et courriers circulant sous son nom n’ont été ni rédigés, ni autorisés, ni approuvés, ni distribués par l’organisation.
Le 21 octobre, Lambda Legal publie son propre démenti. L’organisation affirme n’avoir ni créé, ni financé, ni distribué le document. Elle précise que son nom et son service d’information juridique ont été utilisés à son insu, sans permission.
Lambda Legal annonce avoir adressé une demande formelle à l’entité au nom de laquelle le courrier a été envoyé : elle réclame l’arrêt de cette utilisation, l’identification des responsables et la conservation des documents relatifs à l’envoi.
L’origine des envois reste à établir
Le Texas Tribune a retrouvé une société enregistrée au Wyoming en septembre sous le nom Texas Transgender Student Union. Le fait qu’un courrier renvoie vers une association réelle ne suffit toutefois pas à prouver qu’elle l’a conçu ou validé.
Les informations disponibles ne permettent pas d’attribuer avec certitude le commanditaire à un parti ou à une organisation politique. Il faut notamment distinguer une société de suivi postal de la personne qui décide et finance un envoi.
Cette affaire survient alors que le rapport MAP et CenterLink sur les centres LGBTQ+ documente les menaces déclarées par des structures américaines. Cette enquête apporte un contexte national, sans établir l’origine des courriers texans.

