Une figure militante locale visée par la justice hongroise
L’organisateur de la Pride de Pécs, seul défilé LGBT+ organisé en dehors de Budapest en 2025, fait désormais face à des poursuites judiciaires. Selon Amnesty International, Geza Buzas-Habel, militant de 32 ans, a été informé par le parquet de Pécs que son dossier était transmis au tribunal. Il encourt jusqu’à un an de prison.
Décrit comme « un enseignant homosexuel et rom, figure locale respectée », il bénéficie du soutien de plusieurs ONG de défense des droits humains. Cette affaire illustre la pression croissante exercée contre les événements communautaires en Hongrie, comme le montre également l’article consacré au maire de Budapest interrogé après la Pride 2025 interdite.
Cette situation s’inscrit dans une dynamique plus large de restrictions des libertés publiques visant les minorités sexuelles, un phénomène observé dans plusieurs pays d’Europe centrale ces dernières années.
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Une Pride record malgré un contexte de répression
Le 4 octobre 2025, la cinquième édition de la Pride de Pécs a rassemblé entre 7.000 et 8.000 manifestants selon l’Agence France-Presse. Sous la bannière « Nous ne céderons pas à la peur », les participant·es ont dénoncé les atteintes aux droits de réunion et exprimé leur solidarité avec les communautés LGBT+ et roms.
Cette mobilisation intervient dans un contexte politique tendu. Au printemps, le gouvernement de Viktor Orbán a adopté plusieurs lois restreignant les droits des personnes LGBT+, notamment l’interdiction des manifestations LGBT dans l’espace public. Malgré ces obstacles, la participation record témoigne d’une résistance civique forte et structurée.
Les marches des fiertés ont historiquement constitué des espaces de visibilité et de revendication, comme l’explique notre analyse sur le pouvoir de la Pride et son impact dans le monde.
Une répression croissante contre les événements LGBT+
La Pride de Budapest, organisée le 28 juin 2025, a elle aussi battu des records avec environ 200.000 personnes dans les rues. Pourtant, cette mobilisation massive n’a pas empêché le parquet de poursuivre également le maire de la capitale, Gergely Karácsony, pour avoir autorisé l’événement.
Le ministère public a demandé au tribunal de lui infliger une amende, confirmant une tendance marquée à la pénalisation des initiatives LGBT+ dans le pays. Ces décisions judiciaires envoient un signal préoccupant quant à la liberté d’expression et au droit de manifester.
Pour suivre l’évolution de ces dossiers et l’actualité des droits LGBTQIA+ en Europe et ailleurs, vous pouvez consulter régulièrement notre rubrique dédiée aux actualités LGBT en France et à l’international, où nous analysons les dynamiques politiques, sociales et juridiques qui impactent la communauté.
