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Dix Condamnations pour Cyberharcèlement Visant Brigitte Macron

Condamnations pour Cyberharcèlement Visant Brigitte Macron
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Une série de condamnations pour des propos diffamatoires en ligne

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement ce lundi 5 janvier : dix personnes ont été reconnues coupables d’avoir diffusé ou relayé en ligne des propos insultants et diffamatoires à l’encontre de Brigitte Macron. Les faits jugés concernent notamment des rumeurs insistantes autour d’une prétendue transidentité de l’épouse du président Emmanuel Macron, mais aussi des accusations infondées de pédocriminalité. Le président du tribunal, Thierry Donard, a dénoncé une « volonté de nuire à la plaignante » dans les publications en cause, souvent relayées sur les réseaux sociaux dans des termes « malveillants, dégradants et insultants ».

Des peines allant du sursis à la prison ferme

Sur les dix prévenus, huit ont écopé de peines de prison avec sursis allant de quatre à huit mois. L’un d’eux, absent lors de l’audience d’octobre dernier, a été condamné à six mois de prison ferme. Le dixième a reçu une peine plus clémente : un simple stage de sensibilisation accompagné d’une amende. Tous devront suivre, à leurs frais, un programme de sensibilisation au « respect des personnes dans l’espace numérique » et s’acquitter d’une amende solidaire de 10 000 euros.


Lire aussi : Deux Femmes Relaxées en Appel dans L’affaire de la Rumeur Transphobe Visant Brigitte Macron


Des figures influentes des réseaux visées par des sanctions renforcées

Parmi les condamnés, certains profils étaient particulièrement actifs sur les réseaux sociaux et qualifiés d’ »instigateurs » par le procureur Hervé Tétier. L’écrivain Aurélien Poirson-Atlan (alias Zoé Sagan), la médium Amandine Roy et le galeriste Bertrand Scholler ont reçu les peines les plus lourdes avec sursis – respectivement huit et six mois – ainsi qu’une interdiction temporaire d’utiliser leurs comptes sociaux pendant six mois. Pour Me Jean Ennochi, avocat de Brigitte Macron, « l’important sont les stages de prévention et la suspension des comptes ».

Une rumeur à l’impact personnel profond

Brigitte Macron, bien qu’absente du procès, avait détaillé aux enquêteurs l’impact considérable qu’avait eu la rumeur sur sa vie personnelle, notamment sur ses proches. Selon ses déclarations recueillies lors de sa plainte déposée fin août 2024, cette rumeur avait profondément affecté son entourage, ses petits-enfants ayant entendu que « leur grand-mère est un homme ». Sa fille, Tiphaine Auzière, avait elle aussi témoigné de l’effet destructeur de cette désinformation sur la santé mentale de sa mère. Invitée sur TF1 ce dimanche soir, la première dame a insisté sur son engagement contre le harcèlement, affirmant : « Moi, je me bats, à longueur de temps (…) Mais si je ne montre pas l’exemple, ça va être difficile. »

Des propos transphobes et des accusations graves

Les accusations les plus virulentes ont été portées par des figures connues sur la toile. Zoé Sagan avait notamment qualifié sur son compte X des 24 années d’écart entre les époux Macron de « crime sexuel » et de « pédophilie cautionnée par l’État ». De son côté, Amandine Roy avait diffusé en 2021 une vidéo conspirationniste de quatre heures, affirmant que Brigitte Macron n’existait pas, et que son frère Jean-Michel Trogneux aurait pris son identité après une transition de genre. Bien que condamnée pour diffamation dans une autre affaire en septembre 2024, elle avait été relaxée en appel. Brigitte Macron et son frère se sont pourvus en cassation contre cette décision.

Un réseau international de désinformation

Xavier Poussard, vivant à Milan et absent du procès, a vu son cas disjoint. Il est considéré comme un des principaux artisans de la diffusion mondiale de cette rumeur, notamment à travers son livre Becoming Brigitte. L’ouvrage a servi de base à des contenus diffusés par l’influenceuse américaine Candace Owen, actuellement poursuivie en justice aux États-Unis par le couple présidentiel. Sa série de vidéos conspirationnistes a renforcé la portée internationale de la rumeur, largement relayée par plusieurs prévenus. Parmi les contenus diffusés, figurait une couverture fictive du magazine Time présentant Brigitte Macron en « homme de l’année ». Plusieurs mis en cause ont justifié leurs publications comme relevant de la « satire », invoquant la liberté d’expression et le droit à l’information.

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