10 millions d’euros nouveau plan contre les discriminations anti-LGBT, Le gouvernement présente un plan d’une centaine de mesures pour lutter contre la haine anti-LGBT
10 millions d’euros nouveau plan contre les discriminations anti-LGBT
Ce lundi, le gouvernement présentera son plan de lutte 2023-2026 contre la haine et les discriminations envers les personnes LGBT+. Les principaux axes de ce plan comprennent la formation des forces de l’ordre, le soutien aux associations, la sanction plus sévère des insultes dans les stades et l’inclusion des familles homoparentales dans les formulaires scolaires.
Ce plan, qui comprend une centaine de mesures, vise à prolonger les actions menées en faveur de l’égalité des droits lors du précédent quinquennat, telles que la PMA « pour toutes » – bien que de nombreuses associations LGBT+ déplorent que les hommes trans ne puissent pas en bénéficier -, l’ouverture du don de sang aux hommes homosexuels et bisexuels, et l’interdiction des thérapies de conversion.
Depuis 2016, les actes anti-LGBT+ enregistrés ont augmenté de 129%, souligne le cabinet de la ministre déléguée, Isabelle Rome, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances. Elle présentera le plan à l’association SOS homophobie.
Le dépôt de plainte reste marginal
En 2022, SOS homophobie a reçu 1 195 témoignages de situations de LGBTphobies en France, soit une hausse de 5% par rapport à 2021.
- Le dépôt de plainte reste marginal : seulement 20% des victimes de menaces ou de violences et 5% des victimes d’injures portent plainte.
« Les mesures annoncées ces dernières années, visant à améliorer la prise en charge des LGBTIphobies par les services de police (…), peinent à avoir des effets significatifs et positifs sur le terrain. Elles doivent impérativement être poursuivies et amplifiées. Il est également indispensable que ces institutions soient tenues à un devoir d’exemplarité et prennent pleinement conscience de la situation des violences exercées à l’égard des personnes LGBTI », écrit ainsi SOS homophobie dans son rapport 2023 paru en mai. Le plan insiste notamment sur le renforcement de la formation initiale et continue des forces de police et de gendarmerie. D’ici mai 2024, l’objectif est de former 100% des effectifs à ces enjeux. « Nous allons faire un état des lieux des agressions locales afin de renforcer les patrouilles de sécurité aux bons endroits, au bon moment », indique le cabinet d’Isabelle Rome.
« Interdiction de stade »
« Pour toute personne condamnée par un tribunal pour propos homophobe dans un stade, nous allons travailler pour que le juge prononce par principe une peine complémentaire d’interdiction de stade », souligne la même source.
Un budget supplémentaire de 7 millions d’euros, s’ajoutant aux 3 millions déjà annoncés en août, sera alloué pour renforcer et pérenniser le soutien aux centres LGBT+.
Le plan prévoit également de lutter contre le harcèlement scolaire à caractère LGBTphobe en mettant en place des adultes référents dans les collèges et lycées. Ces annonces surviennent quelques mois après le suicide de Lucas, 13 ans, qui était victime de harcèlement homophobe de la part d’autres garçons de son collège.
« La majorité des LGBTIphobies en milieu scolaire ont lieu au collège (34%) et au lycée (35%). Elles se manifestent surtout par du rejet, des insultes, notamment via l’utilisation de stéréotypes de genre, ou encore du harcèlement, notamment sur les réseaux sociaux », souligne SOS homophobie dans son dernier rapport annuel, basé sur les témoignages qui lui ont été adressés. L’association conclut le chapitre sur le sujet en indiquant que : « Les agressions LGBTIphobes en milieu scolaire entravent donc le développement personnel des victimes, mais les empêchent également de suivre une scolarité normale et paisible, ce qui implique sans aucun doute des conséquences à long terme sur leur parcours scolaire et professionnel. »
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